CHAPITRE III
Résultats et discussions
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Discussion générale :
Afin d’évaluer la qualité bactériologique de l’eau de mer et le risque éventuel de santé
publique au niveau de la plage « R’Mila », deux paramètres, physico-chimiques et
bactériologiques ont été étudiés. A cet effet, nous avons utilisé la technique de filtration sur
membrane (MF) pour le dénombrement des indicateurs de contamination fécale et indicateurs de
proximité. Les germes pathogènes tels que les salmonelles, les vibrions et les anaérobies
sulfitoréducteurs ont également été recherchés.
Par ailleurs des moules prélevées en surface au niveau de la plage avoisinante « El
Kettani » ont été utilisées comme bioindicateurs de pollution et ont fait l’objet des analyses
bactériologiques.
La figure (31) ci-après résume l’évolution des paramètres physico-chimiques en fonction
des stations. On constate que les perturbations les plus importantes sont enregistrées au niveau
des stations S3 et S4 qui sont exposées directement aux effluents rejetés par le collecteur de
Oued M’Kessel.
En effet, les taux les plus bas en oxygène dissous, pH et en salinité sont observés à
leurs niveaux et inversement pour les MES, les MOP, la DBO5 et la température. Les valeurs
tendent à se normaliser progressivement en allant vers le large (S6) Figure (31).
Les mêmes observations sont faites en ce qui concerne les indicateurs de contamination
fécale et les staphylocoques. Les concentrations les plus élevés sont mesurées au niveau de S3
et S4 et les plus faibles au niveau de S6.
Bien que les taux en coliformes fécaux soient compris entre les valeurs guide et
impérative (500 CF/100ml et 2000CF /100ml) pour toutes les stations, la présence
prépondérante des streptocoques, des staphylocoques ainsi que les sulfitoréducteurs jette un
doute sur la qualité bactériologique de ces eaux. La résistance des streptocoques fécaux en milieu
marin n’est plus à démontrer. Ils peuvent, en effet, se maintenir dans l'eau de mer et dans la
masse viscérale des mollusques, alors que l'on constate la disparition totale d'Escherichia coli.
(FAUVEL, 1967).
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