d. Les services de Radiologie-Imagerie médicale
Il s'agit dans ce cas des effluents photographiques générés lors du développement des films
radiologiques sur support papier ou film. La technique utilise des produits chimiques de
contraste et consomme une grande quantité d'eau en particulier pour les bains de rinçage.
On retrouve donc les révélateurs, les fixateurs, les sels d'argent (en quantité variable suivant
l'utilisation qui en est faite), dans les eaux usées. Or ces produits sont des sources de pollution
importante.
2.3.
Toxicité des effluents hospitaliers :
Les travaux réalisés par la société française d’hygiène hospitalière (SFHH) en 1991, ont mis
en évidence la toxicité élevée des effluents hospitaliers, sans pouvoir expliquer l’origine de
celle-ci. En 1994, la SFHH et la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et
Sociales) ont piloté une importante étude sur trois hôpitaux de la région Rhone-Alpes. Les
résultats de cette étude ont permis de confirmer la toxicité élevée des effluents hospitaliers et
d’élaborer des hypothèses de travail quant à la provenance de cette toxicité (DELOFFREBONNAMOUR, 1995. In Emmanuel, 2003). L’hypothèse la plus retenue est celle portant sur
la présence de rejets contenant des produits détergents, désinfectants. (EMMANUEL, 2003)
2.4.
Les paramètres à contrôler:
Globalement, les effluents hospitaliers présentent des caractéristiques très proches de celles
des eaux usées domestiques. La biodégradabilité est légèrement plus faible et la toxicité
sensiblement plus élevée mais sans commune mesure avec les effluents industriels. (DARSY
et al., 2002)
2.4.1. Les paramètres physico-chimiques :
Les principaux paramètres physico-chimiques utilisés pour l’évaluation des risques sanitaires
des effluents hospitaliers déversée dans une mer peuvent être résumés comme suit :
2.4.1.1. La température :
C’est un descripteur de base pour la connaissance du milieu marin, et est considérée comme
un facteur écologique primordial qui influe sur l’activité biologique et sur la répartition des
espèces ainsi que sur la stratification des eaux des lacs et des mers. La mesure de la
température est indispensable pour l’interprétation ou le traitement d’autres paramètres.
(Aminot et Kérouel, 2004).
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Evaluation des risques sanitaires liés aux déversements des effuents hospitaliers en mer - 20/115

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