Conclusion générale
La présente étude nous a permis d‟estimer le niveau de la contamination radioactive et non
radioactive (métaux traces) dans les sédiments superficiels et profonds de la baie d‟Alger.
A la lumière des résultats obtenus, un diagnostic de l‟état de la pollution métallique est établi.
La distribution des six métaux dans les sédiments superficiels montre certaines anomalies dans
les cinq stations côtières (presque tous les métaux), dans le port d‟Alger (Zn , Cu ,et Cr ) et dans
la station (17) la plus profonde ( Ni et Mn ).
En faisant l‟abstraction de l‟anomalie des sédiments côtiers, et d‟une manière générale, la quasitotalité des métaux manifestent un gradient de concentration décroissant en fonction de la
profondeur.
Les concentrations des six métaux déterminées au niveau de la carotte CM-I montrent, deux
genres de profils : Le premier est marqué par un maximum de concentration (deux pics) en
surface et une diminution en profondeur ( Cr, Cu et Zn ,Tandis que le deuxième est marqué par
distribution plus ou moins hétérogène de la surface vers la profondeur ( Fe, Ni et Mn).
A l‟inverse, les concentrations des métaux dans la carotte CM-II restent stables le long de la
profondeur de la carotte , ce qui signifie que la source des métaux traces peut être naturelle et que
l‟apport des métaux d‟origine anthropique serait faible et négligeable.
Le profil du Mn de la carotte CM-II, a permis de séparer le sédiment en deux zones : zone
d‟oxydation (0-3 cm) et une zone de réduction (le reste du sédiment en profondeur).
Le profil du
210
Pb nous a permis d‟estimer la vitesse moyenne de sédimentation et qui est de
l‟ordre de 0,132cm/an. Les dix premiers centimètres des couches de la carotte CR-III sont formés
durant les 70 dernières années.
Perspectives
A l‟issue de cette étude, un certain nombre de questions restent ouvertes et méritent d‟être
approfondies lors de prochaines investigations :
 La coexistence, dans le temps et dans l‟espace de sédiments contaminés et des ressources
vivantes soulève la question de l‟impact des activités humaines sur la chaîne trophique.
Des études géochimiques couplées à la biologie sont donc nécessaires pour établir les
relations de cause à effet entre apports anthropiques et biomagnification.
 l‟intégration, dans le proche future, des métaux toxiques (Pb, Hg, Cd) non analysé à
temps pour des raison purement techniques.
 Un travail important reste à faire sur le rôle de la matière organique dans la distribution
des éléments traces dans les sédiments. Plus particulièrement, il s‟agit de comprendre
l‟influence de cette phase dans les cycles biogéochimiques côtiers ;
 La concentration anormalement élevée du
137 Cs (en Bq/Kg) dans la carotte de sédiment
CR-III, par rapport à la valeur moyenne au niveau de la Méditerranée, nécessite un travail
plus détaillé au même point.
 La concentration faible du
137
Cs qu‟on retrouve au niveau de la région de notre étude,
rend difficile l‟identification de certains pics de rejets connus, en l‟occurrence le rejet
de l‟accident de Tchernobyl et les essais nucléaires atmosphériques entre 1958 et 1963,
ce qui nécessite l‟analyse de plusieurs carottes de sédiments pour confirmer les
résultats obtenus de datation en utilisant le
137
Cs et le
210 Pb.
72
Précédent

Etude de la pollution et de la géochimie par les métaux traces et les radioéléments dans les sédiments de la baie d\'Alger - 88/99

Suivant