1.2.2. Calcul d’indices de contamination
Les résultats du calcul des indices de contamination pour les six métaux étudiés sont présentés
dans le tableau 4. Ces résultats montrent que les teneurs déterminées pour tous les métaux
étudiés dans le sédiment superficiel sont considérées comme normales à l‟exception de celles du
zinc dans la station 1 et cuivre dans les stations 1 et 2.
Tab. 5 : Indices de contamination calculés pour les métaux traces étudiés dans les sédiments
superficiels de la baie d‟Alger selon la méthode de l‟A.B.R.M.C (1988).
IC
Métaux
Intervalles
des IC
Moyenne
(µg/g)
(n=17)
Interprétation
Zn
0,97-4,55
1,58
3 IC 10 pour la station 2 (pollution)
Concentrations normales pour toutes les autres stations
(IC 3)
Mn
0,48-1,35
0,71
Concentrations normales pour toutes les stations
Cu
0,60-5,51
1,42
3 IC 10 pour les stations 1et 2 (pollution)
Concentrations normales pour toutes les autres stations
Ni
0,70-1,06
0,90
Concentrations normales pour toutes les autres stations
(IC 3)
Cr
0,19-0,75
0,49
Concentrations normales pour toutes les autres stations
Fe
1,41-2,28
1,81
Concentrations normales pour toutes les autres stations
(IC 3)
1.2.3. Applications statistiques
Dans le but de pouvoir expliquer les relations que les métaux peuvent avoir les uns par rapport
aux autres dans le sédiment, des corrélations entre les métaux sont réalisées. Pour cela, à partir de
(n) couples de variable (éléments métalliques) une droite de régression linéaire de la forme (Y =
a X + b) est obtenue par la méthode des moindres carrés.
Les coefficients de corrélation (r) calculés, compris dans l‟intervalle [-1, 1], permettent de
vérifier l‟existence ou non d‟une relation (ou corrélation) entre les deux éléments considérées.
L‟étude des corrélations linéaires inter-éléments fait apparaître deux groupes de corrélations
positives. Le premier groupe présente des corrélations significatives, à l‟inverse, dans le second,
elles sont faibles ou peu significatives (tab.5 ; fig.21).
Les couples Mn-Ni, Mn-Fe, Cu-Ni, Zn-Cu et Ni-Fe montrent des coefficients de corrélations
significatifs et plus particulièrement le couple Zn-Cu. Maouche (1987) a obtenu un coefficient
satisfaisant (0,67) pour le couple Zn-Cu.
L‟association Mn-Fe, peut souligner une liaison au moins partielle du manganèse avec les oxydes
et les hydroxydes de fer. Les corrélations positives entre les cinq couples signifieraient que ces
éléments évoluent dans le même sens.
Les corrélations non significatives constatées entre tous les autres couples de métaux laisse
penser que ces éléments évoluent indépendamment les uns par rapport aux autres.
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