1. Situation géographique et morphologie
La baie d‟Alger se situe dans la partie centrale de la côte algérienne, elle s‟inscrit en creux dans la
pleine de la Mitidja et d'une forme semi-circulaire. Elle est délimitée par la pointe Pescade (Rais
Hamidou) à l‟Ouest, le cap Matifou à l‟Est, au Sud la ville d‟Alger et le bassin de la Mitidja et au
Nord par la mer Méditerranée.
La morphologie de la côte se conforme à la distribution des unités géologiques continentales. En
effet, entre les marges étroites du massif d‟Alger et du cap Matifou, le plateau continental se
développe pour former la baie d‟Alger. Le plateau s‟ouvre au NNE sur 19 Km de la pointe
Pescade au cap Matifou et présente un tracé remarquablement régulier. Toujours de la pointe
Pescade au cap Matifou, le rivage s‟étend sur environ 31 Km dont 22 de côte basse constituées de
dunes et de trottoirs à algues construits en dalle comme à l‟Est de Bordj El Kiffane (Maouche,
1987).
2. Bathysédimentologie
A partir de la répartition actuelle des sédiments superficiels de la baie d‟Alger établie par
Leclaire (1972), Caulet (1972) et par Maouche (1987) (fig.5), la distribution peut être
résumée en quatre principaux faciès qui se succèdent de la côte vers le large :
Les sables et sablons calcaréo-siliceux de la frange littorale ;
Les vases silico-calcaires à silico-argileuses à illite et à quartz ;
Les sables et graviers calcaires reliques en bordure du plateau ;
Les boues à foraminifères du talus supérieur.
Entre ces principaux faciès se trouvent des sédiments de transition : vases calcaréo-argileuses
ou silico-argileuse. Les formations organogènes localisées et restreintes aux fonds rocheux de
la baie semblent en voie de disparition sous les apports terrigènes fins qui recouvrent les
zones planes ou déprimées du plateau. En effet, la sédimentation calcaire organogène ne
recouvre que 8 % du plateau algérois. Une faible partie de ces faciès est actuelle (les faciès
littoraux), l‟autre partie comprend des matériaux reliques (les faciès en bordure de plateau).
Sur la partie externe du plateau à proximité du banc de Matifou, entre la bordure littorale du
cap et la face interne du banc, les sables et graviers organogènes passent à des sédiments plus
vaseux, riches en débris calcaires (de même nature que ceux du banc) et contenant parfois de
la glauconie en grains ou en remplissage de foraminifères (Maouche, 1987).
Dans les sédiments pélitiques qui recouvrent la baie, les argiles représentent 40 à 50 % des
dépôts avec une association illite kaolinite ou l‟illite prédomine. Elle est toujours de type
ouvert et peut représenter jusqu‟à 60 % de l‟association (Leclaire, 1972).
A partir de la composition globale des dépôts, Maouche (1987) distingue, de façon générale,
trois types de faciès :
a) Faciès sableux : se limitant à la bordure littorale (entre -10 m et -35 m) ; les sables
fins étant représentés dans l‟ensemble des dépôts pélitiques, les sables moyens à la
limite du secteur littoral de la bordure rocheuse occidentale et les sables grossiers
prédominants dans le secteur Est, mélangés au faciès pélitique.
b) Faciès carbonatés : localisés dans la bordure Ouest jusqu‟à -35 et -50 m et à des
profondeurs plus importantes à l‟Est au droit du cap Matifou.
c) Faciès pélitiques : en baie d‟Alger, 70 % des dépôts superficiels constituent les faciès
vaso-sableux à vaseux. La fraction pélitique représente 10 % des dépôts à 10 m de
profondeur, 50 % dès la profondeur de – 25 m et 75 à 95 % à la profondeur de - 30 m
et -50 m, à proximité des oueds.
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La baie d‟Alger se situe dans la partie centrale de la côte algérienne, elle s‟inscrit en creux dans la
pleine de la Mitidja et d'une forme semi-circulaire. Elle est délimitée par la pointe Pescade (Rais
Hamidou) à l‟Ouest, le cap Matifou à l‟Est, au Sud la ville d‟Alger et le bassin de la Mitidja et au
Nord par la mer Méditerranée.
La morphologie de la côte se conforme à la distribution des unités géologiques continentales. En
effet, entre les marges étroites du massif d‟Alger et du cap Matifou, le plateau continental se
développe pour former la baie d‟Alger. Le plateau s‟ouvre au NNE sur 19 Km de la pointe
Pescade au cap Matifou et présente un tracé remarquablement régulier. Toujours de la pointe
Pescade au cap Matifou, le rivage s‟étend sur environ 31 Km dont 22 de côte basse constituées de
dunes et de trottoirs à algues construits en dalle comme à l‟Est de Bordj El Kiffane (Maouche,
1987).
2. Bathysédimentologie
A partir de la répartition actuelle des sédiments superficiels de la baie d‟Alger établie par
Leclaire (1972), Caulet (1972) et par Maouche (1987) (fig.5), la distribution peut être
résumée en quatre principaux faciès qui se succèdent de la côte vers le large :
Les sables et sablons calcaréo-siliceux de la frange littorale ;
Les vases silico-calcaires à silico-argileuses à illite et à quartz ;
Les sables et graviers calcaires reliques en bordure du plateau ;
Les boues à foraminifères du talus supérieur.
Entre ces principaux faciès se trouvent des sédiments de transition : vases calcaréo-argileuses
ou silico-argileuse. Les formations organogènes localisées et restreintes aux fonds rocheux de
la baie semblent en voie de disparition sous les apports terrigènes fins qui recouvrent les
zones planes ou déprimées du plateau. En effet, la sédimentation calcaire organogène ne
recouvre que 8 % du plateau algérois. Une faible partie de ces faciès est actuelle (les faciès
littoraux), l‟autre partie comprend des matériaux reliques (les faciès en bordure de plateau).
Sur la partie externe du plateau à proximité du banc de Matifou, entre la bordure littorale du
cap et la face interne du banc, les sables et graviers organogènes passent à des sédiments plus
vaseux, riches en débris calcaires (de même nature que ceux du banc) et contenant parfois de
la glauconie en grains ou en remplissage de foraminifères (Maouche, 1987).
Dans les sédiments pélitiques qui recouvrent la baie, les argiles représentent 40 à 50 % des
dépôts avec une association illite kaolinite ou l‟illite prédomine. Elle est toujours de type
ouvert et peut représenter jusqu‟à 60 % de l‟association (Leclaire, 1972).
A partir de la composition globale des dépôts, Maouche (1987) distingue, de façon générale,
trois types de faciès :
a) Faciès sableux : se limitant à la bordure littorale (entre -10 m et -35 m) ; les sables
fins étant représentés dans l‟ensemble des dépôts pélitiques, les sables moyens à la
limite du secteur littoral de la bordure rocheuse occidentale et les sables grossiers
prédominants dans le secteur Est, mélangés au faciès pélitique.
b) Faciès carbonatés : localisés dans la bordure Ouest jusqu‟à -35 et -50 m et à des
profondeurs plus importantes à l‟Est au droit du cap Matifou.
c) Faciès pélitiques : en baie d‟Alger, 70 % des dépôts superficiels constituent les faciès
vaso-sableux à vaseux. La fraction pélitique représente 10 % des dépôts à 10 m de
profondeur, 50 % dès la profondeur de – 25 m et 75 à 95 % à la profondeur de - 30 m
et -50 m, à proximité des oueds.
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