3.6. Comportement des métaux en relation avec le sédiment
Selon Aubert et al. (1983), la capacité de fixation et de rétention d‟un polluant par les
sédiments est largement conditionnée par leur granulométrie, leur géométrie particulaire et
leur composition chimique. Les sédiments riches en argiles révèlent des concentrations en
éléments traces élevées (Boust et al, 1999). La vase argileuse retiendra facilement les métaux
dissous dans l‟eau avoisinante, alors qu‟un sable quartzique n‟aura pas cette possibilité. De ce
fait, la nature des sédiments influe grandement sur l‟image des polluants.
L‟étude des métaux traces est habituellement portée sur la fraction fine du sédiment en raison
de l'affinité des métaux pour les particules fines (argiles, matière organique et oxydes de Fe et
de Mn). Mais, selon les recommandations de l'AIEA (2001) concernant la pollution, l'analyse
des métaux est réalisée sur la fraction totale du sédiment dans le but d'éviter les risques de
contamination et de perte lors du tamisage.
L‟accumulation des métaux dans les sédiments est la conséquence directe de la conjonction
entre les capacités d‟adsorption élevées des minéraux finement dispersés comme les argiles
ou les carbonates, et la charge électrique des ions métalliques (généralement cationiques).
4. Aperçu général sur les radioéléments
4.1. Notions de radioactivité :
4.1.1. Définitions :
4.1.1.1. La radioactivité
Le phénomène de radioactivité trouve son origine dans certains noyaux instables qui ont
tendance à se transformer en noyaux plus stables par un réarrangement de nucléons. Ainsi la
radioactivité est la transmutation spontanée d‟un élément chimique en un autre élément, suivi
de divers processus d‟émission avec libération d‟énergie sous forme de rayonnement
particulaire (alpha ou bêta) ou de rayonnement électromagnétique (gamma), lors de la
désexcitation du noyau (Noureddine , 2007).
4.1.1.2. Radioélément :
Un élément est un type d‟atome caractérisé par un numéro atomique Z. quand on parle
d‟élément, on ne s‟intéresse donc pas au noyau mais au cortège électronique qui définit la
chimie de l‟élément .Un radioélément est un élément radioactif qui ne possède que des
isotopes radioactifs.. (Elsevier‟s Dictionnary of nuclear science and technology, 1970 in Le
petit et Granier, 2002).
4.1.2. Différents processus d’émission radioactive
4.1.2.1. Emission radioactive alpha (α)
Dans ce type d‟émission, la particule émise est un noyau d‟hélium (He), constituée de deux
protons et de deux neutrons. Ce type d‟émission correspond à la désintégration des noyaux
lourds, de nombre atomique pour la plupart supérieur à 82, présentant un surplus de charges
positives.
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Selon Aubert et al. (1983), la capacité de fixation et de rétention d‟un polluant par les
sédiments est largement conditionnée par leur granulométrie, leur géométrie particulaire et
leur composition chimique. Les sédiments riches en argiles révèlent des concentrations en
éléments traces élevées (Boust et al, 1999). La vase argileuse retiendra facilement les métaux
dissous dans l‟eau avoisinante, alors qu‟un sable quartzique n‟aura pas cette possibilité. De ce
fait, la nature des sédiments influe grandement sur l‟image des polluants.
L‟étude des métaux traces est habituellement portée sur la fraction fine du sédiment en raison
de l'affinité des métaux pour les particules fines (argiles, matière organique et oxydes de Fe et
de Mn). Mais, selon les recommandations de l'AIEA (2001) concernant la pollution, l'analyse
des métaux est réalisée sur la fraction totale du sédiment dans le but d'éviter les risques de
contamination et de perte lors du tamisage.
L‟accumulation des métaux dans les sédiments est la conséquence directe de la conjonction
entre les capacités d‟adsorption élevées des minéraux finement dispersés comme les argiles
ou les carbonates, et la charge électrique des ions métalliques (généralement cationiques).
4. Aperçu général sur les radioéléments
4.1. Notions de radioactivité :
4.1.1. Définitions :
4.1.1.1. La radioactivité
Le phénomène de radioactivité trouve son origine dans certains noyaux instables qui ont
tendance à se transformer en noyaux plus stables par un réarrangement de nucléons. Ainsi la
radioactivité est la transmutation spontanée d‟un élément chimique en un autre élément, suivi
de divers processus d‟émission avec libération d‟énergie sous forme de rayonnement
particulaire (alpha ou bêta) ou de rayonnement électromagnétique (gamma), lors de la
désexcitation du noyau (Noureddine , 2007).
4.1.1.2. Radioélément :
Un élément est un type d‟atome caractérisé par un numéro atomique Z. quand on parle
d‟élément, on ne s‟intéresse donc pas au noyau mais au cortège électronique qui définit la
chimie de l‟élément .Un radioélément est un élément radioactif qui ne possède que des
isotopes radioactifs.. (Elsevier‟s Dictionnary of nuclear science and technology, 1970 in Le
petit et Granier, 2002).
4.1.2. Différents processus d’émission radioactive
4.1.2.1. Emission radioactive alpha (α)
Dans ce type d‟émission, la particule émise est un noyau d‟hélium (He), constituée de deux
protons et de deux neutrons. Ce type d‟émission correspond à la désintégration des noyaux
lourds, de nombre atomique pour la plupart supérieur à 82, présentant un surplus de charges
positives.
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