On appelle en général métaux lourds les éléments métalliques naturels, métaux ou dans
certains cas métalloïdes
1 caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5
grammes par cm
3 .
L‟appellation métaux lourds est cependant une appellation courante qui n‟a ni fondement
scientifique, ni application juridique. (Miquel, 2001).
Les métaux lourds sont présents dans tous les compartiments de l‟environnement, mais en
général en quantités très faibles(Nriagu, 1989, 1990; Blackmore, 1998; De Wolf et al., 2001 in El
Namr et al.,2006). On dit que les métaux sont présents “ en traces ”.
La classification en métaux lourds est d‟ailleurs souvent discutée, car certains métaux
toxiques ne sont pas particulièrement “ lourds ” (le zinc), tandis que certains éléments
toxiques ne sont pas tous des métaux (l‟arsenic par exemple). Pour ces différentes raisons, la
plupart des scientifiques préfèrent à l‟appellation métaux lourds, l‟appellation “ éléments en
traces métalliques ” -ETM- ou par extension “ éléments traces ”.(Miquel,2001).
Tous les métaux sont à l‟état solide à la température ambiante sauf le mercure qui se solidifie
à une température de - 39°C.
Dans l‟eau de mer, les métaux peuvent se trouver à l‟état ionique, dissous, en complexes
colloïdaux, organo-métalliques ou adsorbés sur le matériel particulaire organique ou
inorganique.
Si les métaux sont souvent indispensables au déroulement des processus biologiques (oligoéléments), nombre d‟entre eux peuvent s‟avérer contaminants pour diverses formes de vie,
lorsque leur concentration dépasse un seuil, lui-même fonction de l‟état physico-chimique
(spéciation) de l‟élément considéré. C‟est le cas du fer (Fe), du cuivre (Cu), du zinc (Zn), du
nickel (Ni), du cobalt (Co), du vanadium (V), du sélénium (Se), du molybdène (Mo), du
manganèse (Mn), du chrome (Cr), et du titane (Ti). D‟autres ne sont pas nécessaires à la vie
et peuvent être même préjudiciables comme le mercure (Hg), le plomb (Pb), le cadmium
(Cd),et l‟argent (Ag).
3.2. Origine des métaux dans l’environnement marin
Les métaux traces sont présents dans tous les compartiments de l‟environnement, à la fois
parce
qu‟ils sont naturellement présents (sources naturelles) ou parce que certaines activités de
l‟homme favorisent leur dispersion (source anthropique).
3.2.1. Origine naturelle
L‟altération et le lessivage des roches terrestres contenant les métaux sous forme de
trace ou concentrés en gisements économiques.
Le volcanisme sous marin.
Les sources hydrothermales sous marines.
La dégradation de la matière organique (végétale, animal et fossile) contenant
les métaux trace en concentration plus ou moins faibles.
Les poussières cosmiques entrant dans la terre et précipitant dans l‟océan.
L‟altération et la réaction avec les sédiments marins.
1 Un métalloïde est un élément qui combine certaines caractéristiques du métal et d’autres
caractéristiques opposées, l’absence de conductivité électrique par exemple. L’arsenic
est un métalloïde.
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certains cas métalloïdes
1 caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5
grammes par cm
3 .
L‟appellation métaux lourds est cependant une appellation courante qui n‟a ni fondement
scientifique, ni application juridique. (Miquel, 2001).
Les métaux lourds sont présents dans tous les compartiments de l‟environnement, mais en
général en quantités très faibles(Nriagu, 1989, 1990; Blackmore, 1998; De Wolf et al., 2001 in El
Namr et al.,2006). On dit que les métaux sont présents “ en traces ”.
La classification en métaux lourds est d‟ailleurs souvent discutée, car certains métaux
toxiques ne sont pas particulièrement “ lourds ” (le zinc), tandis que certains éléments
toxiques ne sont pas tous des métaux (l‟arsenic par exemple). Pour ces différentes raisons, la
plupart des scientifiques préfèrent à l‟appellation métaux lourds, l‟appellation “ éléments en
traces métalliques ” -ETM- ou par extension “ éléments traces ”.(Miquel,2001).
Tous les métaux sont à l‟état solide à la température ambiante sauf le mercure qui se solidifie
à une température de - 39°C.
Dans l‟eau de mer, les métaux peuvent se trouver à l‟état ionique, dissous, en complexes
colloïdaux, organo-métalliques ou adsorbés sur le matériel particulaire organique ou
inorganique.
Si les métaux sont souvent indispensables au déroulement des processus biologiques (oligoéléments), nombre d‟entre eux peuvent s‟avérer contaminants pour diverses formes de vie,
lorsque leur concentration dépasse un seuil, lui-même fonction de l‟état physico-chimique
(spéciation) de l‟élément considéré. C‟est le cas du fer (Fe), du cuivre (Cu), du zinc (Zn), du
nickel (Ni), du cobalt (Co), du vanadium (V), du sélénium (Se), du molybdène (Mo), du
manganèse (Mn), du chrome (Cr), et du titane (Ti). D‟autres ne sont pas nécessaires à la vie
et peuvent être même préjudiciables comme le mercure (Hg), le plomb (Pb), le cadmium
(Cd),et l‟argent (Ag).
3.2. Origine des métaux dans l’environnement marin
Les métaux traces sont présents dans tous les compartiments de l‟environnement, à la fois
parce
qu‟ils sont naturellement présents (sources naturelles) ou parce que certaines activités de
l‟homme favorisent leur dispersion (source anthropique).
3.2.1. Origine naturelle
L‟altération et le lessivage des roches terrestres contenant les métaux sous forme de
trace ou concentrés en gisements économiques.
Le volcanisme sous marin.
Les sources hydrothermales sous marines.
La dégradation de la matière organique (végétale, animal et fossile) contenant
les métaux trace en concentration plus ou moins faibles.
Les poussières cosmiques entrant dans la terre et précipitant dans l‟océan.
L‟altération et la réaction avec les sédiments marins.
1 Un métalloïde est un élément qui combine certaines caractéristiques du métal et d’autres
caractéristiques opposées, l’absence de conductivité électrique par exemple. L’arsenic
est un métalloïde.
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