3. Morphologie sous marine de la baie de Bou-Ismail :
Le plateau continental de la baie de Bou Ismail présente une extension maximale de 11Km.
La pente est douce et perturbée par quelques appointements rocheux localisés au large du Mazafran à
proximité de Bou Ismail. Sa déclivité augmente après la première rupture de la pente (-120),
marquant la limite de ce plateau, au-delà la croissance est également régulière mais avec une pente
moyenne (plus de 1%) (Leclaire, 1972).
Leclaire (1972) distingue ainsi trois zones d’affleurement rocheux difficilement chalutables, qui
sont :
1. Le prolongement du massif de Chenoua, lequel rejoint la vallée sous-marine du Ras-Nador
depuis la côte jusqu’à l’isobathe 180m en direction N-NE.
2. Entre Bouharoun et Douaouda Marine, depuis la côte jusqu’à l’isobathe 100 m.
3. Depuis les fonds de 110m à 150m au Nord de Bou Ismail jusqu’à la hauteur de Sidi Fredj.
4. Sédimentologie :
La baie de Bou-Ismail est caractérisée par une diversité sur le plan sédimentaire, neuf faciès ont
été identifiés : les sables fins, les sables fins envasés, les vases sableuses, les sables graveleux, les
gravies envasés, les sables grossiers et fins graviers, les vases pures, le faciès rocheux (fig. n°6)
(Grimes, 2003). Les vases pures et les graviers envasés sont les faciès dominants de la baie de BouIsmaïl. Les vases sont très développées dans la région Ouest et forment ainsi une importance vasière
littorale, tandis que les graviers envasés le sont dans la région Est.
Chapitre II : Zone d’étude
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