2. Les répercussions sur l’environnement :
Les granulats marins possèdent leurs contraintes propres. Les réserves théoriques sont loin
d’être accessibles en totalité : les précautions à prendre pour préserver l’environnement, et
plus particulièrement les zones où le dragage des fonds pourrait rompre l’équilibre
écologique ou menacer certaines activités économiques -notamment la pèche- entraîne une
réduction considérable des ressources exploitables ( Merabti et Nouassa ,2008).
L’exploitation du fond de la mer, quelque soit son objectif et les précautions prises,
entraîne des modifications temporaire ou permanente du milieu marin.
Ce système est complexe et l’interdépendance des facteurs physiques, chimiques et
biologiques est telle que la modification de l’un d’eux peut entraîner une évolution
irréversible du milieu ( Merabti et Nouassa, 2008).
Au cours de l’extraction de granulats, l’eau est le premier milieu altéré par création d’une
turbidité : en profondeur par le passage du bec d’élinde, en surface par le rejet des particules
fines avec l’eau de la sur verse. Si faible soit-elle, on ne peut tenir cette turbidité pour
négligeable du fait de ses implications sur la flore et la faune benthiques. Les particules fines
vont former les panaches qui, entraîné par le courants se déposera à nouveau soit en mer, soit
sur le littoral ( Merabti et Nouassa ,2008).
A la suite de l’extraction, il y aura un changement de la morphologie du fond qui pourra
modifier le régime des courants de fond au voisinage du site exploité. En modifiant ainsi
l’équilibre des sédiments superficiels, auxquels on peut rattacher dans certains cas les sables
littoraux, ces extractions pourront provoquer ou aggraver l’érosion côtière, particulièrement
dans le cas d’exploitation à proximité des côtes et par faible profondeur d’eau. Les
excavations peuvent, de plus, rendre ces secteurs temporairement impropres au chalutage.
Les effets des exploitations sur les ressources biologiques seront soit immédiates et donc
évidentes, soit à long terme et seul un suivi sérieux permettra d’en mesurer l’importance.
Parmi les répercussions immédiates, la destruction du peuplement benthique dans la zone
d’exploitation est indéniable. Cette destruction affecte essentiellement les invertébrés
directement exploitables par l’homme ou source de nourriture pour certains poissons (
Merabti et Nouassa, 2008).
Chapitre I : Technique d’exploitation et les répercussions sur l’environnement
8
Précédent

Approche méthodologique de la dynamique hydrosédimentaire entre les isobathes 20-à-35 m pour l\'exploitation des granulats marins - 17/69

Suivant