Matériel et méthodes
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3.2. Induction des femelles
Chez Clarias gariepinus, qui se reproduit en milieu naturel pendant la saison des pluies
ou au moment de la montée des eaux, les pontes en captivité peuvent être provoquées
par simulation de la crue, en plaçant des géniteurs sexuellement matures dans un étang
nouvellement rempli après une période d’assèchement. Toutefois, à l’éclosion, les
larves, de petite taille, sont soumises dans l’étang à une intense prédation par les
batraciens et les insectes aquatiques et au cannibalisme. De ce fait, le nombre d’alevins
produits par cette méthode est généralement très faible.
Les techniques d’induction hormonale de la maturation ovocytaire et de l’ovulation
suivies d’une fécondation artificielle sont souvent préférées car elles permettent un
meilleur contrôle sur toutes les phases de la reproduction puis de l’élevage des larves
(Legendre et al. in Lévêque et Paugy, 1999).
Etant donné que nous ne disposons que de trois géniteurs femelles dans le bassin de
stockage, nous les avons injecté sans prendre en considération les critères de sélection.
Les étapes suivies pour l'induction de la ponte sont :
• Calcul des doses de la solution à injecter : nous avons utilisé l’HCG sous ses deux
formes commercialisées, la 1500 U.I./ml et la 5000 U.I./ml (U.I.: Unité Internationale)
(fig. 18).
Figure 18 : L’hormone utilisée
Nous avons injecté trois doses croissantes d’HCG (tab. III) aux trois femelles en
commençant par une dose légèrement supérieure à celle recommandée par Janssen,
(1985) qui est de 2.5 U.I./g de poids corporel. Ce même auteur signale qu’il est
préférable d'administrer l'hormone en excès qu'en moins.
Legendre et al. (1991) ont utilisé l’HCG à une dose de 4 U.I./g de poids corporel pour
induire des femelles de C. gariepinus.
© Chebel et Khouas
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