Chapitre quatrième
Résultats et discussions
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
56
Plusieurs études pour l’identification de la concentration des HPA dans l’eau de mer ont
étaient réalisés dans divers sites de la côte algérienne dont :
 Kemmoum (1989) sur la pollution des hydrocarbures dans la baie d’Alger [0,355,74 µg/l] et le golf d’Arzew.
 Tounsi (1989) dans les mêmes régions, avec [3-6 µg/l].
 Hocini (1991) sur les méthodes d’analyses des hydrocarbures dans l’embouchure
de l’oued Mazafran [0,86-2,64 µg/l] et le lac d’El Mellah.
 Smail et Mazouz (1996) sur l’étude de la pollution marine par les hydrocarbures
sur le site de Tamentfoust, avec [0,3-15 µg/l].
 Louchami (2006) sur l’évaluation de la pollution marine par les hydrocarbures
totaux et plyaromatiques : Application au port d’Alger, avec [1,513-5,145 µg/l].
Ces résultats confirment la fiabilité des nôtres, tout en tenant compte de la diversité des
standards utilisés pour le calibrage dans ces travaux.
Les valeurs les plus élevées se situent à la proximité de Terminal à conteneur,
respectivement aux stations S8 et S9. Les lignes isoconcentrations élevées forment une zone
précise, ponctuelle et peu étendue non loin de la rade réservée aux bateaux de commerce. Les
pétroliers mouillent face au môle de Skikda, à l’Est du port d’Alger.
Les faibles valeurs sont enregistrées dans le bassin du vieux port ; la station S1 avec 1,7
(µg/l) et la station S3 et S5 avec 1,9 (µg/l).
Celles-ci soulignent l’importance du trafic maritime, en particulier les pétroliers, et le séjour
en rade des navires. En effet, les navires essences, les butaniers et les huiliers demeurent en
rade entre 16 et 36 jours (annuaire statistique, 1994 in Louchami). Les valeurs élevées
rencontrées dans cette partie du port sont à cause de cette période prolongée dans la zone de
mouillage qui augmente la pollution du milieu marin par les hydrocarbures.
En plus, des HPA d’origine biogène peuvent être l’un des principales causes de ces grandes
concentrations dans le milieu marin (U.N.E.P/I.O.C/I.A.E.A, 1995).
Le déplacement des produits pétroliers en surface est plus dépendant des vents que des
courants (Lacaze, 1980). Ce qui expliquerait, en partie, les fortes teneurs aux centres de
plusieurs darses (à proximité de darse 6 et 8, darse 4 et 5) et celles faibles rencontrées au du
passe Nord.
Précédent

Evaluation de la contamination par les hydrocarbures polyaromatiques dans l\'eau et le sédiment superficiel dans le port d\'Alger - 64/83

Suivant