Chapitre IV :
Résultats et discussion.
81
processus de photosynthèse. Cette chlorophylle à la particularité d‟absorber plutôt les longueurs d‟onde du
bleu et beaucoup moins celles du vert.
Par conséquent, plus la chlorophylle est abondante, plus le rayonnement est atténué dans le bleu, et
plus les eaux apparaissent vertes. C‟est ainsi que les eaux de mer ont une couleur bleu indigo tirant sur le
violet (très peu de phytoplancton) ; la couleur tendra simplement vers un beau bleu profond s‟il ya un peu
plus de phytoplancton.
Plus près des côtes ou près des embouchures ; la couleur de l‟océan est également modifiée par la
présence de sédiments en suspension et de substances dissoutes aux propriétés d‟absorption plutôt
diverses.
L‟effet des différentes substances sur la couleur de l‟eau doit être examiné, sur le plan expérimental,
afin de pouvoir quantifier les composés particulaires et dissous.
L‟accent est mis sur la quantification des particules minérales (terrigènes), mais sans négliger l‟effet
des autres substances, tel que le phytoplancton et les matières organiques dissoutes.
Les particules minérales rétrodiffusent fortement la lumière, mais le phytoplancton et les matières
organiques absorbent certaines parties du spectre, en particulier les faibles longueurs d‟onde, et la
réflectance : ainsi, le taux de lumière émergeant de la surface s‟en trouvera diminué.
Le choix d‟utilisation des Systèmes d‟Information Géographique est devenu un outil primordial, car le suivi
de la qualité des eaux côtières représente un défi pour l‟océanographie ; comment proposer un produit fiable,
performant, en temps (presque) réel à des utilisateurs toujours plus exigeants. Une surveillance directe des
populations phytoplanctoniques, couplée avec l‟utilisation de capteurs satellitaires, peut améliorer
grandement notre connaissance de l‟état des eaux côtières.
Ce produit consiste en la réalisation en temps presque réel d‟une carte des anomalies de la biomasse
phytoplanctonique en milieu côtier, calculée à partie d‟images satellites et vérifiée par des mesures in situ.
Toutefois pour rendre ce produit opérationnel, il est nécessaire de s‟intéresser à la représentativité des
données in situ et satellites, et de mieux cerner les propriétés statistiques d‟une masse d‟eau.
La télédétection contribue à relever ce défi, en offrant une large gamme de produits standard sur le
statut environnemental côtier, grâce notamment aux capteurs „couleur de l‟océan‟ (SeaWiFS, MODIS,
MERIS…). Toutefois l‟utilisation conjointe des données satellites et in situ est nécessaire pour un suivi
efficace de la variation à cours et long terme des risques d‟eutrophisation, en eaux côtières. Les données
satellites sont obtenues à des échelles spatiales et temporelles très différentes de celles des données in situ.
Leur localisation dans le temps et l‟espace est très précise ; le présent mémoire s‟intéressera à l‟analyse de
ces données satellites et in situ, et à leur assimilation dans un Système d‟Information Géographique.
Résultats et discussion.
81
processus de photosynthèse. Cette chlorophylle à la particularité d‟absorber plutôt les longueurs d‟onde du
bleu et beaucoup moins celles du vert.
Par conséquent, plus la chlorophylle est abondante, plus le rayonnement est atténué dans le bleu, et
plus les eaux apparaissent vertes. C‟est ainsi que les eaux de mer ont une couleur bleu indigo tirant sur le
violet (très peu de phytoplancton) ; la couleur tendra simplement vers un beau bleu profond s‟il ya un peu
plus de phytoplancton.
Plus près des côtes ou près des embouchures ; la couleur de l‟océan est également modifiée par la
présence de sédiments en suspension et de substances dissoutes aux propriétés d‟absorption plutôt
diverses.
L‟effet des différentes substances sur la couleur de l‟eau doit être examiné, sur le plan expérimental,
afin de pouvoir quantifier les composés particulaires et dissous.
L‟accent est mis sur la quantification des particules minérales (terrigènes), mais sans négliger l‟effet
des autres substances, tel que le phytoplancton et les matières organiques dissoutes.
Les particules minérales rétrodiffusent fortement la lumière, mais le phytoplancton et les matières
organiques absorbent certaines parties du spectre, en particulier les faibles longueurs d‟onde, et la
réflectance : ainsi, le taux de lumière émergeant de la surface s‟en trouvera diminué.
Le choix d‟utilisation des Systèmes d‟Information Géographique est devenu un outil primordial, car le suivi
de la qualité des eaux côtières représente un défi pour l‟océanographie ; comment proposer un produit fiable,
performant, en temps (presque) réel à des utilisateurs toujours plus exigeants. Une surveillance directe des
populations phytoplanctoniques, couplée avec l‟utilisation de capteurs satellitaires, peut améliorer
grandement notre connaissance de l‟état des eaux côtières.
Ce produit consiste en la réalisation en temps presque réel d‟une carte des anomalies de la biomasse
phytoplanctonique en milieu côtier, calculée à partie d‟images satellites et vérifiée par des mesures in situ.
Toutefois pour rendre ce produit opérationnel, il est nécessaire de s‟intéresser à la représentativité des
données in situ et satellites, et de mieux cerner les propriétés statistiques d‟une masse d‟eau.
La télédétection contribue à relever ce défi, en offrant une large gamme de produits standard sur le
statut environnemental côtier, grâce notamment aux capteurs „couleur de l‟océan‟ (SeaWiFS, MODIS,
MERIS…). Toutefois l‟utilisation conjointe des données satellites et in situ est nécessaire pour un suivi
efficace de la variation à cours et long terme des risques d‟eutrophisation, en eaux côtières. Les données
satellites sont obtenues à des échelles spatiales et temporelles très différentes de celles des données in situ.
Leur localisation dans le temps et l‟espace est très précise ; le présent mémoire s‟intéressera à l‟analyse de
ces données satellites et in situ, et à leur assimilation dans un Système d‟Information Géographique.
