Introduction.
1
Introduction
Les zones côtières sont des régions de plus en plus affectées par l'activité humaine ; plus de 60 %
de la population de la terre habite près des océans. Cependant, les eaux marines sont exposées à un grand
nombre de conditions environnementales parmi lesquels on retrouve principalement, l‟érosion côtière et
le transport de sédiments. De plus, les côtes sont aussi soumises aux rejets des bassins versants pouvant
provenir de zones urbaines, de l‟agriculture ou des industries.
La côte et le littoral algériens et à l'instar de la majorité des zones côtières méditerranéennes,
connaissent de sérieux problèmes environnementaux. La région algéroise est certainement l'une des zones
où l'altération de la qualité des eaux marines côtières est la plus perceptible.
La surveillance et le suivi de la qualité des eaux côtières se posent avec une acuité de plus en plus
grande. En effet, de nombreux outils sont développés pour permettre aux gestionnaires et aux
scientifiques de promouvoir un développement durable de ces régions. Parmi ceux-ci, les outils d‟aide à
la décision sont de plus en plus utilisés dont le Système d‟Information Géographique (SIG).
La connaissance de la qualité de l‟eau est une composante essentielle dans la gestion intégrée du
littoral. L‟aspect biologique de cette composante est sans aucun doute le plus difficile à prendre en
compte, du fait de la complexité des mécanismes gouvernant la production primaire en milieu côtier et de
l‟impact croissant de la présence humaine sur le littoral qui a manifestement accru les perturbations
écologiques, ce qui encourage le développement de blooms phytoplanctoniques toxiques (Rangama,
2004 ; Jaquet, 2008).
Notre étude concerne la baie d‟Alger qui est pratiquement touchée par diverses pollutions, on
constate une densité urbaine importante sur la côte qui déverse ses rejets dans les eaux marines et des
usines qui rejettent leurs déchets industriels et contribuent à polluer le milieu sous l‟effet des substances
toxiques et corrosives.
Par ailleurs, l‟impact croissant de la présence humaine sur la zone côtière a créé un déséquilibre qui a
manifestement accru les perturbations écologiques. Symptômes de l‟anthropisation, la pollution
croissante en nutriments, la destruction d‟habitats naturels, le remaniement des cours d‟eau, l‟introduction
d‟espèces non indigènes et la diminution de la biodiversité, sont autant de facteurs qui peuvent
encourager le développement de blooms phytoplanctoniques toxiques qui produisent les toxines les plus
puissantes connues de l‟homme. La couleur de l‟eau est un bon indicateur dans ce cas de l‟hétérogénéité
existante au sein de la masse d‟eau (Aminot et al., 1998).
La mer est généralement bleue ou verte, mais dans certaines circonstances, sa couleur tire vers le
blanc, le brun, le jaune… En effet, la couleur de la mer n‟est pas seulement déterminée par l‟interaction
de la lumière avec l‟eau, mais aussi avec les composants présents dans l‟eau, via les processus de
réflexion, d‟absorption et de diffusion à la surface de la mer, à travers la colonne d‟eau ou sur le fond
marin. Les propriétés optiques des algues, des substances organiques dissoutes et des particules non
organiques en suspension – comme le sable, la vase, l‟argile – peuvent considérablement affecter la
couleur de l‟eau de mer. Inversement, des mesures précises de la couleur de l‟eau (ou plus exactement de
sa réflectance spectrale), par exemple par un instrument de mesure à bord d‟un satellite, permettent
d‟estimer la concentration de ses composants en utilisant des modèles mathématiques appropriés. (Morel
et al., 2007 ; Bonnet et al., 2008).
Précédent

Apport du système d\'information géographique (SIG) pour la modélisation de la couleur des eaux marines - 7/111

Suivant