Chapitre IV :
Résultats et discussion.
54
Cette distribution de NH 4
+ pendant le mois de Mars ne peut être une situation normale, donc on
dira qu‟il ya une anomalie dans les résultats.
Pendant le mois de Mai, les valeurs maximales sont enregistrées à l‟embouchure d‟oued El
Harrach qui est due à l‟influence continentale sur la baie (Aminot et al., 1997) (max au niveau de la
station 6 de 9,06 µmol/l).
A la surface, on voie le courant de surface qui entraine l‟ammonium au large de la baie et cela par
une diminution de la côte vers le large.
Les faibles valeurs enregistrées au niveau de la station 12 pourraient s‟expliquer par un brassage de l‟eau
en période hivernale et l‟utilisation préférentielle des espèces aquatique de la forme ammoniacal d‟azote
qui est la forme la plus réduite, donc, la plus avantageuse d‟un point de vue énergétique ( CopinMontegut, 1996 ; Aminot et Kérouel, 2004).
En compaison aux valeurs de 4 à 5 µmol/l trouvées par Aminot et al., 1997 pendant Mars 1979
dans la baie de la Seine, la baie d‟Alger est fortement polluée par les rejets domestiques de son bassin
versant.
II.3.2. Variation de la distribution des nitrates et nitrites
A 25 m de profondeur, parait l‟influence et l‟évolution du panache d‟oued El Harrache qui est
pauvre en NO 2
-
, alors que les teneurs sont élevées à l‟embouchure d‟oued El Hamiz mais sont plus
élevées sur les deux extrémités Ouest et Est de la baie.
Une gamme de 0,04 à 0,22 µmol/l est enregistrée en Mai à la surface, avec la plus forte teneur
dans la station 11. En général, les concentrations augmentent verticalement surtout en zone côtière entre
les deux oueds mais une exception est observée pour la station 11 qui diminue de la surface vers le fond.
Nous résultats sont comparables à ceux trouvés par Eddalia (1990). Ses résultats variaient en surface
dans la gamme de 0,03 à 0,16 µmol/l et de 0,10 à 0,4 µmol/l en profondeur. La première campagne est
caractérisée par des concentrations en nitrates élevées en surface à l‟extrême Ouest de la baie (port et la
pointe Pescade) qui peut être due soit à un apport terrigène soit à la dégradation de la matière organique.
Les faibles teneurs enregistrées entre les deux oueds sont à l‟inverse de la distribution des nitrites.
Contrairement aux valeurs trouvées par Eddalia (1990) dans la même zone « des teneurs en nitrate
variant de 0,23 à 0,96 µmol/l en surface caractérisée par une variation de la côte vers le large et qui sont
des teneurs globalement importantes au niveau des côtes qui sont dues aux différents rejets », nous
résultats sont comme suit :
Nous avons une assez large gamme de concentrations en nitrates (0,07 à 3,27 µmol/l) (Figures de
78 à 82) pendant le mois de Mars et de 0 à 9 µmol/l lors de la deuxième campagne. Donc des valeurs
supérieures à ceux trouvés par Eddalia (1990). L‟explication du maximum de nitrates trouvé au niveau
de la station 12 correspond aux maximum de chlorophylle a laisse supposer soit nous avons un apport
extérieur au milieu soit c‟est une zone d‟upwelling très riche en nitrates.
Ainsi, l‟observation des plus faibles valeurs près des côtes mettant en évidence la dominance des nitrites
peut être expliquée par l‟intensité de l‟activité photosynthétique. Remarquant, qu‟à 10 m de profondeur,
le coté Ouest de la baie d‟Alger au large de la pointe Pescade, une forte concentration en nitrate est due à
sa régénération par les microorganismes et cela par la dégradation de la M.O qui est expliquée par les
faibles teneurs en M.O enregistrées.
II.3.3. Distribution des phosphates (Fig. de 83 à 86)
A la surface, les plus fortes teneurs en phosphates sont mesurées à l‟embouchure d‟oued El
Harrach. La distribution géographique du phosphate est à l‟inverse de celle des nitrates lors de la 2
ème
campagne. Par les fortes valeurs mesurées (0,8 µmol/l) à l‟embouchure d‟oued El Harrach, cet élément se
Résultats et discussion.
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Cette distribution de NH 4
+ pendant le mois de Mars ne peut être une situation normale, donc on
dira qu‟il ya une anomalie dans les résultats.
Pendant le mois de Mai, les valeurs maximales sont enregistrées à l‟embouchure d‟oued El
Harrach qui est due à l‟influence continentale sur la baie (Aminot et al., 1997) (max au niveau de la
station 6 de 9,06 µmol/l).
A la surface, on voie le courant de surface qui entraine l‟ammonium au large de la baie et cela par
une diminution de la côte vers le large.
Les faibles valeurs enregistrées au niveau de la station 12 pourraient s‟expliquer par un brassage de l‟eau
en période hivernale et l‟utilisation préférentielle des espèces aquatique de la forme ammoniacal d‟azote
qui est la forme la plus réduite, donc, la plus avantageuse d‟un point de vue énergétique ( CopinMontegut, 1996 ; Aminot et Kérouel, 2004).
En compaison aux valeurs de 4 à 5 µmol/l trouvées par Aminot et al., 1997 pendant Mars 1979
dans la baie de la Seine, la baie d‟Alger est fortement polluée par les rejets domestiques de son bassin
versant.
II.3.2. Variation de la distribution des nitrates et nitrites
A 25 m de profondeur, parait l‟influence et l‟évolution du panache d‟oued El Harrache qui est
pauvre en NO 2
-
, alors que les teneurs sont élevées à l‟embouchure d‟oued El Hamiz mais sont plus
élevées sur les deux extrémités Ouest et Est de la baie.
Une gamme de 0,04 à 0,22 µmol/l est enregistrée en Mai à la surface, avec la plus forte teneur
dans la station 11. En général, les concentrations augmentent verticalement surtout en zone côtière entre
les deux oueds mais une exception est observée pour la station 11 qui diminue de la surface vers le fond.
Nous résultats sont comparables à ceux trouvés par Eddalia (1990). Ses résultats variaient en surface
dans la gamme de 0,03 à 0,16 µmol/l et de 0,10 à 0,4 µmol/l en profondeur. La première campagne est
caractérisée par des concentrations en nitrates élevées en surface à l‟extrême Ouest de la baie (port et la
pointe Pescade) qui peut être due soit à un apport terrigène soit à la dégradation de la matière organique.
Les faibles teneurs enregistrées entre les deux oueds sont à l‟inverse de la distribution des nitrites.
Contrairement aux valeurs trouvées par Eddalia (1990) dans la même zone « des teneurs en nitrate
variant de 0,23 à 0,96 µmol/l en surface caractérisée par une variation de la côte vers le large et qui sont
des teneurs globalement importantes au niveau des côtes qui sont dues aux différents rejets », nous
résultats sont comme suit :
Nous avons une assez large gamme de concentrations en nitrates (0,07 à 3,27 µmol/l) (Figures de
78 à 82) pendant le mois de Mars et de 0 à 9 µmol/l lors de la deuxième campagne. Donc des valeurs
supérieures à ceux trouvés par Eddalia (1990). L‟explication du maximum de nitrates trouvé au niveau
de la station 12 correspond aux maximum de chlorophylle a laisse supposer soit nous avons un apport
extérieur au milieu soit c‟est une zone d‟upwelling très riche en nitrates.
Ainsi, l‟observation des plus faibles valeurs près des côtes mettant en évidence la dominance des nitrites
peut être expliquée par l‟intensité de l‟activité photosynthétique. Remarquant, qu‟à 10 m de profondeur,
le coté Ouest de la baie d‟Alger au large de la pointe Pescade, une forte concentration en nitrate est due à
sa régénération par les microorganismes et cela par la dégradation de la M.O qui est expliquée par les
faibles teneurs en M.O enregistrées.
II.3.3. Distribution des phosphates (Fig. de 83 à 86)
A la surface, les plus fortes teneurs en phosphates sont mesurées à l‟embouchure d‟oued El
Harrach. La distribution géographique du phosphate est à l‟inverse de celle des nitrates lors de la 2
ème
campagne. Par les fortes valeurs mesurées (0,8 µmol/l) à l‟embouchure d‟oued El Harrach, cet élément se
