Chapitre IV :
Résultats et discussion.
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 Maouche (1987), qui a obtenu des valeurs variant entre 1,2 mg/l et 2,3 mg/l en surface à
l‟exception d‟une station à proximité du Cp Matifou (30 mg/l), et au niveau de la couche intermédiaires
des valeurs de 1,8 et 2,8 mg/l.
 Ces résultats concordent avec ceux d‟Eddalia (1990) qui varient entre 3,4 et 26,8 mg/l au fond et
de 3,8 mg/l à 24 mg/l à la surface.
Par contre, nous résultats pour les deux périodes d‟échantillonnages dans la même baie n‟ont
aucune similitude avec ceux de Maouche (1987) et Eddalia (1990). Ces différences peuvent être dues
aux changements provoqués sur le littoral algérois et cela par : les apports plus riches en MES par des
oueds El Harrach et El Hamiz, le phénomène accentué d‟urbanisation (accroissement des villes côtières,
développement important de la population et l‟accroissement du phénomène d‟érosion des côtes
algéroises). Ces points peuvent être à l‟origine des fortes valeurs en MES au niveau des eaux de la baie.
II.2.3. Variation de la matière organique particulaire (Figures de 62 à 66)
L‟évolution des concentrations de matière organique dans les MES est marquée par de faibles
valeurs en Mars (moyennes de 19,13 %) pour atteindre un maximum en Mai de 66,4 % (S 14) situé à
l‟Ouest de la ligne Cap Matifou-Pointe Pescade. Ces valeurs élevées pendant le mois de Mars
correspondent à une production de biomasse organique au développement du phytoplancton, d‟où
l‟augmentation durant ce mois de la concentration en chlorophylle a (Lefebvre et Caboche, 2008).
La diminution du gradient de concentration côte-large très nette, mettant en évidence l‟impact des
apports fluviaux (El Harrach et El Hamiz) (carte D et E). Les faibles valeurs enregistrées sur le coté ouest
de la baie (au large de la pointe Pescade) correspondent à l‟oxydation de la MO par des microorganismes
et son charriement par le courant algérien (MAW) d‟Ouest en Est.
II .2.4. Variation de la chlorophylle a et les phéopigments a
Le dosage de la concentration en chlorophylle a indicateur de biomasse phytoplanctonique
(Lefebvre, 2008) a permet de mettre en évidence un bloom phytoplanctonique au niveau des stations 3 et
12 en mois de Mai (0,1 µg/l de moyenne). En général, nous avons des efflorescences de la côte vers le
large lors des deux campagnes (sauf pour la couche de 25 m).
Figure 41: Carte de distribution de la chlorophylle a à 5 m de profondeur en Mai dans la baie d‟Alger.
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