Chapitre II :
Zone d‟étude.
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b) Oued El Hamiz
La superficie du bassin versant est de 160 km
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, son embouchure se situe près du cap Matifou.
La présence du barrage El Hamiz en amont réduit considérablement les apports solides venant en Mer
(LEM, 1999, in Khedimi et Abderrahmani, 2008).
Ses principaux affluents sont: Oued Segia et oued Barek.
I.2.5. Facteurs hydrodynamiques
Le rôle des vagues et houles sur la dynamique littorale et des courants, sera déterminer par l‟étude
du facteur hydrodynamique de la baie.
a) La houle
Etant le facteur le plus important dans la dynamique sédimentaire des petits fonds, sa direction de
propagation est liée à celle du vent et de la profondeur, tant que la profondeur est plus grande que la
longueur d‟onde de la houle. Ainsi la houle de la baie d‟Alger suit celui le régime des vents, qui est un
régime saisonnier comme pour le reste de la marge algérienne (Leclaire, 1972). En hiver, les houles sont
de direction W-NW (300 °) et en été elles sont de direction N-NE (20°-40).
b) Les courants
La mer méditerranée est connue par son excès d‟évaporation par rapport aux apports fluviaux et
aux précipitations, ceci est responsable d‟une baisse de niveau de la mer estimée à 1m/an, ce déficit est
compensé par un flux entrant (de 31600 Km
3 / an) d‟eau atlantique, par le détroit de Gibraltar. Ces eaux
(de S < 36,5 PSU), au fur et à mesure de leur progression vers l‟Est, elles se « méditerranisent » le long
des côtes Algériennes. D‟où l‟appellation du courant algérien.
Les côtes algériennes sont plus ou moins influencées par ce courant, qui agit sur la distribution
des facteurs physico-chimiques, nutritifs, biologiques voire sur la dispersion des polluants (Millot, 1989
in Kerzabi, 2004).
La baie d‟Alger a la même circulation que le bassin algérien, ces masses d‟eau sont décrites par
(Kerzabi, 2004, Benzohra, 1993, in Chouikhi et al., 1993) comme suit :
o MAW (Modified Atlantic Water), ou l‟Eau Atlantique Modifiée : elle constitue l‟essentielle du
courant algérien, qui est défini comme une veine de 30 à40 Km de largeur et de 150 à 200 m d'épaisseur,
c‟est de l‟eau océanique qui est modifiée par interaction avec l'atmosphère et le mélange avec les eaux
méditerranéennes. Elle est caractérisée par des températures variables en surface (15 à 23° C), et des
salinités variant de 36,5 à 38 psu. Ce courant circule d'Ouest en Est ayant des vitesses maximales de
l'ordre 80-100 cm/s (Perkins et Pistek, 1990 ; Benzohra et Millot, 1995 in Kzezabi, 2004). Ce courant
génère des upwellings côtiers plus où moins intenses près des côtes (Millot, 1989, in Kerzabi, 2004).
(Figure 10.a).
o WIW (Winter Intermediate Water), ou l'Eau Hivernale Intermédiaire, formée lors de convections
hivernales dans le bassin Nord occidental (mer Catalane, golfe du Lion), elle se situe entre 150 et 250 m,
avec un minimum relatif de température (~ 12,65 à 13,20° C) et une salinité d'environ 38,3 PSU.
o LIW (Levantine Intermediate Water), ou l'eau Intermédiaire Levantine, formée en Méditerranée,
elle se situe sous la WIW entre 250-300 m et 500-600 m est reconnaissable par des maxima relatifs de
température potentielle (13,2 à 14° C). (Figure 10.b)
o DW (Winter Mediterranean Deep Water), ou l'Eau Méditerranéenne Profonde, située sous la
LIW, elle est identifiable vers 600- 700 m par de faible température variant de 12,75 à 12,90° C et une
salinité entre 38,42 et 38,47 PSU. Elle se forme au cours d'hivers rigoureux par le mélange de LIW et
MAW. (Figure 10.c)
o BW (Bottom Water), ou Eau de Fond, ayant une épaisseur de quelques centaines de mètres.
Episodiquement, elle se situe prés du fond. Elle est relativement plus chaude et plus salée que l‟eau
profonde.
D‟une façon générale, l‟hydrologie de la baie est caractéristique des eaux atlantiques (Bernard,
1958, in Gaumer, 1981) dont la circulation varie en fonction du régime des vents. La baie largement
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