Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
83
Transient » (Schneider et al., 2013), explique la séquestration de plus de C
ant dans cette partie de la
Méditerranée. De plus, les concentrations relativement faibles d’UAO rencontrées dans le bassin
occidental corroborent cette hypothèse.
3.2.1.2 Carbone anthropique piégé entre 2000 et 2010
Beaucoup de comparaisons entre les différentes méthodes de back-calculation et/ou les résultats de
modèles ont été réalisées par plusieurs auteurs et pour plusieurs régions océaniques : l’Altlantique
(Wanninkhof et al., 1999 ; Friis, 2006), l’Indien (Coatanoa et al., 2001 ; Friis, 2006 ; Sabine et
Feely, 2001), l’océan Antarctique (Lo Monaco et al., 2005), etc. Néanmoins, ces derniers évitent,
généralement, de conclure sur la meilleure méthode à utiliser.
Dans ce contexte, cette partie du mémoire est consacrée à la détermination de la méthode qui
correspond le mieux à la réalité. Cet exercice est réalisé en comparant les résultats des estimations
du carbone anthropique séquestré entre les années 2000 et 2010 calculés par les quatre méthodes
directes utilisées (C°, ∆C*, TrOCA originale et TrOCA modifiée), avec les résultats obtenus par la
soustraction directe entre les concentrations du carbone inorganique total des deux années 2000 et
2010. Cette soustraction étant basée sur les données de mesures devrait représenter la quantité
réellement séquestrée par la Méditerranée durant cette période (Fig.30).
La méthode de la soustraction directe montre une augmentation du taux de C
ant au niveau de toutes
les eaux méditerranéennes et sur tout les niveaux de profondeur avec des concentrations maximales
en C
ant dans les eaux de surface du bassin oriental. De fortes concentrations sont aussi notées au
niveau des eaux de fond de ce bassin et des eaux intermédiaires et profondes du bassin occidental.
Des valeurs négatives sont, néanmoin, notées près du détroit de Gibraltar. Cette tendance
correspond probablement à l’anomalie de salinité signalée plus haut dans l’étude hydrologique.
Les sections est/ouest de distribution du C
ant calculé par les différentes méthodes présentent une
distribution relativement similaire à celle de la soustraction directe, à l’exception de la méthode de
Gruber (∆C*) qui n’enregistre presque aucune augmentation des concentrations du C
ant dans les
eaux profondes et intermédiaires de la Méditerranée.
L’étude de la distribution des CFC-12 sur une section est/ouest durant l’année 2001 (M51/2) et
2011 (M84/3) indique une nette augmentation des concentrations de ce traceur au niveau des eaux
profondes et intermédiaires de la Méditerranée (Fig.31). Cette augmentation est aussi visible sur
les profils verticaux de distribution de ce traceur entre 2001 et 2011. Cette évolution des
concentrations en CFC-12 prouvent un renouvellement de ces eaux qui a dû s’accompagner par
une séquestration de C
ant
. Ce constat, ne fait que remettre encore plus en question l’intégrité des
résultats de la méthode de Gruber.
83
Transient » (Schneider et al., 2013), explique la séquestration de plus de C
ant dans cette partie de la
Méditerranée. De plus, les concentrations relativement faibles d’UAO rencontrées dans le bassin
occidental corroborent cette hypothèse.
3.2.1.2 Carbone anthropique piégé entre 2000 et 2010
Beaucoup de comparaisons entre les différentes méthodes de back-calculation et/ou les résultats de
modèles ont été réalisées par plusieurs auteurs et pour plusieurs régions océaniques : l’Altlantique
(Wanninkhof et al., 1999 ; Friis, 2006), l’Indien (Coatanoa et al., 2001 ; Friis, 2006 ; Sabine et
Feely, 2001), l’océan Antarctique (Lo Monaco et al., 2005), etc. Néanmoins, ces derniers évitent,
généralement, de conclure sur la meilleure méthode à utiliser.
Dans ce contexte, cette partie du mémoire est consacrée à la détermination de la méthode qui
correspond le mieux à la réalité. Cet exercice est réalisé en comparant les résultats des estimations
du carbone anthropique séquestré entre les années 2000 et 2010 calculés par les quatre méthodes
directes utilisées (C°, ∆C*, TrOCA originale et TrOCA modifiée), avec les résultats obtenus par la
soustraction directe entre les concentrations du carbone inorganique total des deux années 2000 et
2010. Cette soustraction étant basée sur les données de mesures devrait représenter la quantité
réellement séquestrée par la Méditerranée durant cette période (Fig.30).
La méthode de la soustraction directe montre une augmentation du taux de C
ant au niveau de toutes
les eaux méditerranéennes et sur tout les niveaux de profondeur avec des concentrations maximales
en C
ant dans les eaux de surface du bassin oriental. De fortes concentrations sont aussi notées au
niveau des eaux de fond de ce bassin et des eaux intermédiaires et profondes du bassin occidental.
Des valeurs négatives sont, néanmoin, notées près du détroit de Gibraltar. Cette tendance
correspond probablement à l’anomalie de salinité signalée plus haut dans l’étude hydrologique.
Les sections est/ouest de distribution du C
ant calculé par les différentes méthodes présentent une
distribution relativement similaire à celle de la soustraction directe, à l’exception de la méthode de
Gruber (∆C*) qui n’enregistre presque aucune augmentation des concentrations du C
ant dans les
eaux profondes et intermédiaires de la Méditerranée.
L’étude de la distribution des CFC-12 sur une section est/ouest durant l’année 2001 (M51/2) et
2011 (M84/3) indique une nette augmentation des concentrations de ce traceur au niveau des eaux
profondes et intermédiaires de la Méditerranée (Fig.31). Cette augmentation est aussi visible sur
les profils verticaux de distribution de ce traceur entre 2001 et 2011. Cette évolution des
concentrations en CFC-12 prouvent un renouvellement de ces eaux qui a dû s’accompagner par
une séquestration de C
ant
. Ce constat, ne fait que remettre encore plus en question l’intégrité des
résultats de la méthode de Gruber.
