Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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3.1.3 Régressions linéaires multiparamétriques
Avant de développer les résultats des régressions linéaires, une étude des tendances de variation de
l’AT et du TCO2 fonction de la température, de la salinité et de l’UAO est présentée pour les années
de référence 2000 (M51/2 et DYFAMED) et 2010 (BOUM et M84/3).
Les graphes n° 19 et 20 ont pour but d’expliquer l’utilisation des paramètres (Température, salinité
et UAO) pour l’expression des valeurs de l’AT et du TCO2. En effet, la température et la salinité
devraient expliquer les variations dues à la physique et l’UAO celles qui sont dues à la biologie.
D’une manière générale, l’AT présente une forte corrélation positive avec la salinité accompagnée
d’une légère tendance à la baisse pour des températures élevées. La salinité explique, donc, pour
une grande partie la variabilité de l’AT. Ceci est prouvé par le coefficient de corrélation qui est
supérieur à (0,8). La température présente une moindre corrélation (voire pas de corrélation),
néanmoins, elle pourrait expliquer une partie de la variabilité de l’alcalinité totale (Lee et al., 2006).
Le TCO2 présente une corrélation positive avec la salinité et l’UAO et une corrélation négative
avec la température. Avec des coefficients de corrélation supérieurs à (0,5) pour le bassin
occidental, ces trois paramètres expliquent une grande partie de la variabilité naturelle du TCO2.
Le bassin oriental présente une structure plus complexe et devrait être subdivisé en sous bassins
afin de mieux comprendre la corrélation existante entre le TCO2 et les paramètres testés.
Les résultats des régressions linéaires multiparamétriques testées pour le calcul du TCO2 et de l’AT
sont reportés en Annexe 10. Les régressions de TCO2 retenues sont fonction de la salinité, de thêta
et de l’UAO (S, θ, UAO) puisque ces dernières présentent le coefficient de corrélation (r²) le plus
important. Les régressions qui prennent en compte l’AT n’ont pas été retenues : l’alcalinité étant
elle-même obtenue par régression, ceci induira automatiquement une erreur cumulée. De plus, si
le coefficient de corrélation n’augmente pas significativement lors de l’ajout d’un autre paramètre
à la régression, c’est la régression avec le minimum de paramètres qui est retenue. Cette décision
est basée sur la difficulté d’acquisition de données océanographiques.
De même, les régressions de l’alcalinité totale retenues sont soit en fonction de la salinité si cellesci offrent un coefficient de corrélation acceptable, soit en fonction des deux paramètres ; salinité et
température potentielle.
La précision de l’estimation du TCO2 calculé par régression est de l’ordre de 6,15µmol/kg
(~0,27%). Cette précision est légèrement supérieure à celle obtenue par Touratier et Goyet (2011)
pour le TCO2 en utilisant des régressions à partir des données DYFAMED et M51/2 (6,11µmol/kg).
En utilisant seulement les données de DYFAMED, Touratier et Goyet (2009) sont arrivés à une
précision de 4,7µmol/kg pour les régressions.
L’alcalinité totale présente, quant-à-elle, une précision de 3,84 µmol/kg (~0,15%). Cette précision
est meilleure que celle obtenue par Touratier et Goyet (2011) (6,08 µmol/kg) et Touratier et Goyet
(2009) (4,5µmol/kg).
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3.1.3 Régressions linéaires multiparamétriques
Avant de développer les résultats des régressions linéaires, une étude des tendances de variation de
l’AT et du TCO2 fonction de la température, de la salinité et de l’UAO est présentée pour les années
de référence 2000 (M51/2 et DYFAMED) et 2010 (BOUM et M84/3).
Les graphes n° 19 et 20 ont pour but d’expliquer l’utilisation des paramètres (Température, salinité
et UAO) pour l’expression des valeurs de l’AT et du TCO2. En effet, la température et la salinité
devraient expliquer les variations dues à la physique et l’UAO celles qui sont dues à la biologie.
D’une manière générale, l’AT présente une forte corrélation positive avec la salinité accompagnée
d’une légère tendance à la baisse pour des températures élevées. La salinité explique, donc, pour
une grande partie la variabilité de l’AT. Ceci est prouvé par le coefficient de corrélation qui est
supérieur à (0,8). La température présente une moindre corrélation (voire pas de corrélation),
néanmoins, elle pourrait expliquer une partie de la variabilité de l’alcalinité totale (Lee et al., 2006).
Le TCO2 présente une corrélation positive avec la salinité et l’UAO et une corrélation négative
avec la température. Avec des coefficients de corrélation supérieurs à (0,5) pour le bassin
occidental, ces trois paramètres expliquent une grande partie de la variabilité naturelle du TCO2.
Le bassin oriental présente une structure plus complexe et devrait être subdivisé en sous bassins
afin de mieux comprendre la corrélation existante entre le TCO2 et les paramètres testés.
Les résultats des régressions linéaires multiparamétriques testées pour le calcul du TCO2 et de l’AT
sont reportés en Annexe 10. Les régressions de TCO2 retenues sont fonction de la salinité, de thêta
et de l’UAO (S, θ, UAO) puisque ces dernières présentent le coefficient de corrélation (r²) le plus
important. Les régressions qui prennent en compte l’AT n’ont pas été retenues : l’alcalinité étant
elle-même obtenue par régression, ceci induira automatiquement une erreur cumulée. De plus, si
le coefficient de corrélation n’augmente pas significativement lors de l’ajout d’un autre paramètre
à la régression, c’est la régression avec le minimum de paramètres qui est retenue. Cette décision
est basée sur la difficulté d’acquisition de données océanographiques.
De même, les régressions de l’alcalinité totale retenues sont soit en fonction de la salinité si cellesci offrent un coefficient de corrélation acceptable, soit en fonction des deux paramètres ; salinité et
température potentielle.
La précision de l’estimation du TCO2 calculé par régression est de l’ordre de 6,15µmol/kg
(~0,27%). Cette précision est légèrement supérieure à celle obtenue par Touratier et Goyet (2011)
pour le TCO2 en utilisant des régressions à partir des données DYFAMED et M51/2 (6,11µmol/kg).
En utilisant seulement les données de DYFAMED, Touratier et Goyet (2009) sont arrivés à une
précision de 4,7µmol/kg pour les régressions.
L’alcalinité totale présente, quant-à-elle, une précision de 3,84 µmol/kg (~0,15%). Cette précision
est meilleure que celle obtenue par Touratier et Goyet (2011) (6,08 µmol/kg) et Touratier et Goyet
(2009) (4,5µmol/kg).
