Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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3 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Dans cette partie, les résultats de l’étude hydrologique sont présentés et discutés brièvement. Les
méthodes directes d’estimation du C
ant sont aussi évaluées en s’attardant sur les hypothèses sur
lesquelles ces dernières sont fondées et les incertitudes qui y sont associées. Pour finir, les résultats
de l’état d’acidification de la Méditerranée ainsi que des flux de CO2 à l’interface air-mer sont
exposés.
Etude hydrologique
3.1.1 Détermination des masses d’eau
Notre premier objectif est de décrire la distribution des principales masses d’eau de la Méditerranée
afin de comprendre l’hydrologie de cette mer et son évolution à travers le temps (entre 2001 et
2011).
En se référant aux diagrammes θ-S (Fig.16, Annexe 8) ainsi qu’aux sections de distribution de la
température et de la salinité (renvoyé en Annexe 9), le système à trois couches qui caractérise la
Méditerranée est nettement visible (couche de surface, intermédiaire et de fond). Les eaux-type
identifiées pour le bassin oriental sont : l’AW, LSW, LIW, EMDW, AeDW, CDW, ADW et ASW.
Le bassin occidental est constitué apriori des AW, LIW, WIW, WMDW et TDW.
Les eaux de surface du bassin Ouest (0-150m) sont marquées par la présence exclusive de l’AW
(ou MAW) avec ses basses salinités (de 37,1 au niveau du détroit de Gibraltar à 37,5 à l’est du
bassin), signature de son origine atlantique. A travers son cheminement d’ouest en est, l’AW gagne
à la fois en salinité et en température. Ceci est la conséquence directe de la balance négative
« précipitation-évaporation » et de l’augmentation de la température de surface de cette mer. Au
niveau du bassin Levantin, l’AW est recouverte par une couche d’eau plus superficielle, plus
chaude et plus saline (θ>18°C, S>39), les LSW. De l’ASW est aussi détectée au niveau d’une seule
station, à la sortie de l’Adriatique. Elle présente des températures et salinités très faibles (13°C et
38,3 respectivement).
La couche intermédiaire est dominée par l’écoulement vers l’ouest des LIW dont le noyau est à
une salinité de 39,1 dans l’est du bassin Levantin entre 150 et 200m de profondeur. Ces eaux qui
présentent des températures de 14°C à 17°C, pénètrent plus profondément en progressant vers
l’ouest (400m) et entrent dans le bassin Ionien avec une salinité de 38,9. Les LIW sortent ensuite
de ce bassin entre 300 et 800m de profondeur avec une salinité de 38,8 pour arriver à l’ouest du
bassin occidental avec une salinité de 38,5. Des WIW sont aussi détectées dans le bassin Ouest.
Les eaux profondes du bassin oriental sont caractérisées par la progression des eaux relativement
plus denses (plus chaudes et plus salines) originaires du bassin Egée (AeDW) à l’intérieur des eaux
de l’EMDW d’origine adriatique qui sont plus froides et moins salines. En effet, le diagramme θS démontre une inversion dans la température et la salinité pour les densités supérieures à
29,2kg/m
3
. L’influence de ces eaux s’étend plus particulièrement dans l’est du levantin, en-dessous
de 1 500m (Roether et al., 2003).
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Dans cette partie, les résultats de l’étude hydrologique sont présentés et discutés brièvement. Les
méthodes directes d’estimation du C
ant sont aussi évaluées en s’attardant sur les hypothèses sur
lesquelles ces dernières sont fondées et les incertitudes qui y sont associées. Pour finir, les résultats
de l’état d’acidification de la Méditerranée ainsi que des flux de CO2 à l’interface air-mer sont
exposés.
Etude hydrologique
3.1.1 Détermination des masses d’eau
Notre premier objectif est de décrire la distribution des principales masses d’eau de la Méditerranée
afin de comprendre l’hydrologie de cette mer et son évolution à travers le temps (entre 2001 et
2011).
En se référant aux diagrammes θ-S (Fig.16, Annexe 8) ainsi qu’aux sections de distribution de la
température et de la salinité (renvoyé en Annexe 9), le système à trois couches qui caractérise la
Méditerranée est nettement visible (couche de surface, intermédiaire et de fond). Les eaux-type
identifiées pour le bassin oriental sont : l’AW, LSW, LIW, EMDW, AeDW, CDW, ADW et ASW.
Le bassin occidental est constitué apriori des AW, LIW, WIW, WMDW et TDW.
Les eaux de surface du bassin Ouest (0-150m) sont marquées par la présence exclusive de l’AW
(ou MAW) avec ses basses salinités (de 37,1 au niveau du détroit de Gibraltar à 37,5 à l’est du
bassin), signature de son origine atlantique. A travers son cheminement d’ouest en est, l’AW gagne
à la fois en salinité et en température. Ceci est la conséquence directe de la balance négative
« précipitation-évaporation » et de l’augmentation de la température de surface de cette mer. Au
niveau du bassin Levantin, l’AW est recouverte par une couche d’eau plus superficielle, plus
chaude et plus saline (θ>18°C, S>39), les LSW. De l’ASW est aussi détectée au niveau d’une seule
station, à la sortie de l’Adriatique. Elle présente des températures et salinités très faibles (13°C et
38,3 respectivement).
La couche intermédiaire est dominée par l’écoulement vers l’ouest des LIW dont le noyau est à
une salinité de 39,1 dans l’est du bassin Levantin entre 150 et 200m de profondeur. Ces eaux qui
présentent des températures de 14°C à 17°C, pénètrent plus profondément en progressant vers
l’ouest (400m) et entrent dans le bassin Ionien avec une salinité de 38,9. Les LIW sortent ensuite
de ce bassin entre 300 et 800m de profondeur avec une salinité de 38,8 pour arriver à l’ouest du
bassin occidental avec une salinité de 38,5. Des WIW sont aussi détectées dans le bassin Ouest.
Les eaux profondes du bassin oriental sont caractérisées par la progression des eaux relativement
plus denses (plus chaudes et plus salines) originaires du bassin Egée (AeDW) à l’intérieur des eaux
de l’EMDW d’origine adriatique qui sont plus froides et moins salines. En effet, le diagramme θS démontre une inversion dans la température et la salinité pour les densités supérieures à
29,2kg/m
3
. L’influence de ces eaux s’étend plus particulièrement dans l’est du levantin, en-dessous
de 1 500m (Roether et al., 2003).
