Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Matériel et méthodes
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Touratier et Goyet développent en 2004 un nouveau traceur quasi-conservatif « TrOCA ». Cette
approche a été appliquée pour la première fois à l’océan Atlantique.
Une nouvelle technique d’estimation du carbone anthropique est définie par Friis en 2006. Cette
dernière est beaucoup plus orientée vers la thermodynamique que les méthodes antécédentes et est
basée sur la technique de back-calculation de Poisson et Chen (1987).
Une autre approche prometteuse consiste à effectuer un forçage des OGCMs multidisciplinaires
par des observations directes des variables du carbone (e.g. Fletcher et al., 2006).
2.2.2 Estimation du C ant en Méditerranée
L’intérêt porté par la communauté scientifique au C
ant séquestré par la Mer Méditerranée est très
récent. En effet, ce n’est qu’en 2009 qu’une première étude sur l’évolution temporelle (de 1990 à
2000) du C
ant
, au niveau du site DYFAMED, a été réalisée à l’aide de la méthode TrOCA (Touratier
et Goyet, 2009). Cette estimation a été étendue, par la suite, à l’échelle de toute la Méditerranée en
utilisant les données combinées de M51/2 et de DYFAMED pour calculer des régressions linéaires
multiparamétriques du TCO2 et de l’AT qu’ils ont appliquées sur la base de données
MEDAR/MEDATLAS II (Touratier et Goyet, 2011). Aït-Ameur (2007), Huertas et al. (2009) et
Rivaro et al. (2010) ont aussi appliqué l’approche TrOCA pour l’estimation du C
ant dans le détroit
de Gibraltar et dans différents endroits à travers la Méditerranée.
En 2012, Touratier et al. Publient une nouvelle estimation du carbone anthropique après
l’acquisition d’un nouveau jeu de données (BOUM) en 2008. Dans cette étude, deux méthodes
directes sont comparées : TrOCA et MIX. Schneider et al. (2010) se basent sur une méthode
indirecte pour estimer le C
ant piégé par le bassin oriental (Méthode TTD : Transiant Time
Distribution) avec une première estimation de l’inventaire global du C
ant en Méditerranée.
2.2.3 Méthodes sélectionnées
Une étude comparative, de différentes méthodes d’estimation du C
ant ayant pénétré dans la mer
Méditerranée depuis la période préindustrielle, s’avère nécessaire afin de donner une meilleure
estimation des quantités séquestrées par cette mer qui arbore des caractéristiques très particulières.
Afin de réaliser cet exercice d’inter-comparaison, cinq méthodes directes sont retenues: La
méthode des séries temporelles (soustraction directe); La méthode de Chen et Millero (C°); La
méthode de Gruber (∆C*); La méthode de Touratier et al. (2007) (TrOCA) ainsi qu’une variante
de cette dernière. Ce choix est justifié par la simplicité, le grand champ d’application, la robustesse
des hypothèses sur lesquelles ces méthodes directes sont fondées ainsi que par leur facilité relative
d’adaptation aux conditions spécifiques de la Méditerranée.
Les méthodes sélectionnées sont, à l’exception de la méthode TrOCA, des méthodes de « Backcalculation ». Ces dernières sont basées sur le même principe : Les concentrations du TCO2
mesurées dans l’océan intérieur résultent principalement du transport par la dynamique océanique
de carbone dissous dans les eaux de surface au contact de l’atmosphère, constitué d’une fraction
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