Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Matériel et méthodes
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L’utilisation de la base de données MEDAR/MEDATLAS II dans la présente étude revient à son
aspect riche et homogène (voir Annexe 4).
Dans un premier temps, un recueil des moyennes mensuelles des données brutes de 1950 à 2000 a
été effectué pour le bassin Ouest et Est. Ceci correspond respectivement aux travaux de Boudjakdji
(2008) et Ait-Ouferoukh (2009). Dans ce contexte, le traitement des données
MEDAR/MEDATLAS II s’est effectué en deux étapes : 1/ Le découpage de la zone d’étude en
grilles (25 zones pour le bassin Ouest, de 34,5°N à 44,5°N et de 7°W à 9°E, et 75 zones pour le
bassin Est, 29,5°N à 45,5°N et de 9°E à 37°E) ; 2/ La réalisation des climatologies à l’aide d’un
programme informatique développé sur MATLAB. Ce dernier a permis de calculer au niveau de
chaque grille une moyenne mensuelle pour chaque profondeur (25 niveaux de profondeur, de 0 à
4000m), pour les huit (08) paramètres extraits (Température, Salinité, Oxygène, Nitrate, Nitrite,
Phosphate, Silicate, Chlorophylle-a).
Dans un second temps, à partir des résultats de ces deux travaux antérieurs, la Méditerranée a été
découpée en une grille de 100 zones de 2° de longitude par 2° de latitude chacune (Fig.11). Au
niveau de chaque case, une moyenne sur les 50 ans de données pour chaque paramètre, a été
calculée pour chaque niveau de profondeur. Ce calcul est réalisé à l’aide d’un programme
informatique écrit sur Fortran.
2.1.6 Données atmosphériques
Données de pCO2 atmosphérique : Les données, de la pression partielle du carbone
atmosphérique, utilisées dans cette étude sont issues des enregistrements historiques réalisés de
façon continue à la station Mauna Loa (Hawaï, NOAA ; de 1959 à 2014) qui représente bien les
valeurs du pCO2 rencontrées dans l’hémisphère Nord, dont la Méditerranée.
A titre comparatif, les données des stations d’Assekrem (Tamanrasset, Algérie : NOAA/ESRL et
ONM) et de Lampedusa (Italie : ENEA), récoltées dans le cadre du programme GAW (Global
Atmosphere Watch) démontrent une évolution assez semblable du pCO2 pour les trois stations.
Ceci revient à la rapidité du mélange de l’atmosphère qui est d’environ une année.
Données des pCFCs atmosphériques: Les concentrations historiques des CFCs (CFC-12, SF6)
de l’hémisphère Nord ont été obtenues à partir du site de la NOAA (National Oceanic and
Atmospheric Administration) et plus précisément au niveau du laboratoire « Earth System
Research Laboratory, Global Monitoring Division ». Cette série temporelle s’étend de 1910 à 2014.
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