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Conclusion
L’approche écosystémique ne vise pas à se substituer aux pratiques de gestion halieutique en
vigueur, mais plutôt à en élargir le champ en y intégrant les composantes biotiques, abiotiques et
humaines des écosystèmes dans lesquels la pêche prend place. Pour permettre une amélioration de
la production de ces derniers sans risque de surexploitation ce qui ne ferait qu'augmenter ce déficit,
une étude rationnelle des stocks, de leur état actuel et de leur évolution est indispensable. Pour ce
faire, il est nécessaire d'obtenir des informations suffisantes non seulement sur la production et sur
l'effort de pêche, mais aussi sur la biologie et l'écologie des principales espèces d'intérêt
économique. C'est dans ce but que, tout au long de ce travail, nous nous sommes efforcés d'étudier
certains éléments parmi les principaux de l'écologie, du comportement et de la biologie du Squalus
blainvillei (Risso, 1826) dans le bassin algérien.
Squalus blainvillei est une espèce de large distribution horizontale le long du bassin algérien ; il
fréquente les fonds vaseux compris entre 50 et 200m à l’Est et entre 400 et 600m à l’Ouest. Sur les
fonds accidentés de la région Est, il se répartit au voisinage des fonds compris entre 50 et 200m à
Annaba et à El Kala. Les engins dormants semblent plus appropriés pour la capture de cette espèce
dans le bassin algérien. Il se nourrit essentiellement de Poissons formant des bancs et ingère aussi
de Crustacés et des Mollusques.
L'étude de la croissance a été abordée par l'analyse des structures d’âge et l'analyse des structures de
taille. Les paramètres de croissance obtenus, ont permis d'établir les équations de croissance. Dans le
bassin algérien les femelles de l’aiguillat Squalus blainvillei ont une taille asymptotique (L∞) de 120
cm avec un taux d’accroissement k de l’ordre de 0.11 an
-1 . Chez les mâles, la taille maximale L∞ est
de 106.5 cm avec un k = 0.16 an
-1 . Sa croissance pondérale est isométrique chez les mâles et majorante
chez les femelles. Les paramètres a et b de la relation tailles/poids sont respectivement égaux à 0.0036
et 3.05 chez les femelles et 0.0022 et 3.18 chez les mâles.
Les paramètres d’exploitation (mortalités totale, naturelle et par pêche) ont également été
déterminés. L’approche multiflottilles, a permis de comparer la flottille chalutière à la flottille de
petits métiers. Le niveau d’exploitation est optimal pour les deux flottilles et l’augmentation de
l’effort de pêche n’améliorerait pas le rendement actuel.
L’approche multiflottilles-multispécifiques réalisée pour Squalus blainvillei et M. merluccius
exploitées par les chalutiers et les petits métiers, montre une situation optimale de l’exploitation
biologique et économique. Le modèle préconise une augmentation de maillage pour obtenir un
rendement et une valeur optimale avec une augmentation de l’effort actuel de 50%. Nous
Conclusion
L’approche écosystémique ne vise pas à se substituer aux pratiques de gestion halieutique en
vigueur, mais plutôt à en élargir le champ en y intégrant les composantes biotiques, abiotiques et
humaines des écosystèmes dans lesquels la pêche prend place. Pour permettre une amélioration de
la production de ces derniers sans risque de surexploitation ce qui ne ferait qu'augmenter ce déficit,
une étude rationnelle des stocks, de leur état actuel et de leur évolution est indispensable. Pour ce
faire, il est nécessaire d'obtenir des informations suffisantes non seulement sur la production et sur
l'effort de pêche, mais aussi sur la biologie et l'écologie des principales espèces d'intérêt
économique. C'est dans ce but que, tout au long de ce travail, nous nous sommes efforcés d'étudier
certains éléments parmi les principaux de l'écologie, du comportement et de la biologie du Squalus
blainvillei (Risso, 1826) dans le bassin algérien.
Squalus blainvillei est une espèce de large distribution horizontale le long du bassin algérien ; il
fréquente les fonds vaseux compris entre 50 et 200m à l’Est et entre 400 et 600m à l’Ouest. Sur les
fonds accidentés de la région Est, il se répartit au voisinage des fonds compris entre 50 et 200m à
Annaba et à El Kala. Les engins dormants semblent plus appropriés pour la capture de cette espèce
dans le bassin algérien. Il se nourrit essentiellement de Poissons formant des bancs et ingère aussi
de Crustacés et des Mollusques.
L'étude de la croissance a été abordée par l'analyse des structures d’âge et l'analyse des structures de
taille. Les paramètres de croissance obtenus, ont permis d'établir les équations de croissance. Dans le
bassin algérien les femelles de l’aiguillat Squalus blainvillei ont une taille asymptotique (L∞) de 120
cm avec un taux d’accroissement k de l’ordre de 0.11 an
-1 . Chez les mâles, la taille maximale L∞ est
de 106.5 cm avec un k = 0.16 an
-1 . Sa croissance pondérale est isométrique chez les mâles et majorante
chez les femelles. Les paramètres a et b de la relation tailles/poids sont respectivement égaux à 0.0036
et 3.05 chez les femelles et 0.0022 et 3.18 chez les mâles.
Les paramètres d’exploitation (mortalités totale, naturelle et par pêche) ont également été
déterminés. L’approche multiflottilles, a permis de comparer la flottille chalutière à la flottille de
petits métiers. Le niveau d’exploitation est optimal pour les deux flottilles et l’augmentation de
l’effort de pêche n’améliorerait pas le rendement actuel.
L’approche multiflottilles-multispécifiques réalisée pour Squalus blainvillei et M. merluccius
exploitées par les chalutiers et les petits métiers, montre une situation optimale de l’exploitation
biologique et économique. Le modèle préconise une augmentation de maillage pour obtenir un
rendement et une valeur optimale avec une augmentation de l’effort actuel de 50%. Nous
