Chapitre I : Généralités et méthodes d’étude
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1.1.2. Caractéristique des fonds
La côte algérienne se caractérise par une nature essentiellement rocheuse. De petites chaines de
montagne séparant certaines plaines (comme la Mitidja et la plaine d’Annaba) du rivage.
La topographie sous- marine correspond à celle de la côte (Lalami, 1979) :
- Une succession de baies d’importance inégale présentent un fond à substrat meuble, qui s’étendent
en pente douce jusqu’à l’isobathe 800m, et souvent interrompus par des vallées sous-marines ;
- Des fonds rocheux avec des fosses profondes, correspondant aux zones littorales montagneuses.
1.1.3. Hydrodynamisme
La circulation générale des eaux marines en méditerranée régit et conditionne la distribution des
facteurs biologiques, hydrologiques, chimiques, vaseux, etc… . Millot (1985), signale que la côte
algérienne est une région clairement différente du reste du bassin méditerranéen par une extrême
spécificité hydrologique et conditions écologiques. Cette circulation d’après Millot (1987), apparaît
avec la pénétration de l’eau d’origine atlantique modifiée (Modified Atlantique Water). Cette eau
entre dans le bassin algérien vers 0° sous forme d’une veine étroite de courant et longeant les côtes
algériennes à l’Est. Vers 1°E et 2°E elle devient instable et on note l’apparition de méandres puis des
tourbillons cycloniques et anticycloniques, dérivant vers l’Est à une vitesse de 10 Km/j. Ces courants
anticycloniques évoluent et atteignent des diamètres de 100 à 200 Km, associés « d’upwelling » avec
toutes les conséquences, qu’engendre cette association sur la productivité biologique. Un
ralentissement de la circulation est observé vers 5°E et 6°E. Par des phénomènes d’instabilité, les
tourbillons s’éloignent des côtes algériennes durant une période de 1 à 2 mois pour revenir à l’Ouest.
Donc le bassin algérien constitue de ce fait un réservoir qui alimente le bassin Nord de la
Méditerranée occidentale (Millot, 1993).
1.1.4. Les masses d’eau
Dans le bassin algérien, quatre masses d’eaux ont été mises en évidence par divers auteurs sur la
base de diagrammes TS (Miller et al., 1970 ; Kats, 1972 ; Bryden et al., 1978 ; Lacombe et al., 1985 ;
Gascard et Richez., 1985 ; Gibout, 1987 ; Picco, 1990 in Benzohra et Millot., 1995):
- l’eau atlantique modifiée (MAW) représentée par une couche superficielle de 150m d’épaisseur
identifiée par une température de surface de 15-23°C et de 13.5-14°C en profondeur, accompagnant
une salinité de 36.5 à 38 ‰ ;
- l’eau intermédiaire d’hiver (WIW) se situe sous la MAW (150-200m), elle est caractérisée par un
minimum relatif de température potentielle de 12.65°C à 13.20°C ;
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1.1.2. Caractéristique des fonds
La côte algérienne se caractérise par une nature essentiellement rocheuse. De petites chaines de
montagne séparant certaines plaines (comme la Mitidja et la plaine d’Annaba) du rivage.
La topographie sous- marine correspond à celle de la côte (Lalami, 1979) :
- Une succession de baies d’importance inégale présentent un fond à substrat meuble, qui s’étendent
en pente douce jusqu’à l’isobathe 800m, et souvent interrompus par des vallées sous-marines ;
- Des fonds rocheux avec des fosses profondes, correspondant aux zones littorales montagneuses.
1.1.3. Hydrodynamisme
La circulation générale des eaux marines en méditerranée régit et conditionne la distribution des
facteurs biologiques, hydrologiques, chimiques, vaseux, etc… . Millot (1985), signale que la côte
algérienne est une région clairement différente du reste du bassin méditerranéen par une extrême
spécificité hydrologique et conditions écologiques. Cette circulation d’après Millot (1987), apparaît
avec la pénétration de l’eau d’origine atlantique modifiée (Modified Atlantique Water). Cette eau
entre dans le bassin algérien vers 0° sous forme d’une veine étroite de courant et longeant les côtes
algériennes à l’Est. Vers 1°E et 2°E elle devient instable et on note l’apparition de méandres puis des
tourbillons cycloniques et anticycloniques, dérivant vers l’Est à une vitesse de 10 Km/j. Ces courants
anticycloniques évoluent et atteignent des diamètres de 100 à 200 Km, associés « d’upwelling » avec
toutes les conséquences, qu’engendre cette association sur la productivité biologique. Un
ralentissement de la circulation est observé vers 5°E et 6°E. Par des phénomènes d’instabilité, les
tourbillons s’éloignent des côtes algériennes durant une période de 1 à 2 mois pour revenir à l’Ouest.
Donc le bassin algérien constitue de ce fait un réservoir qui alimente le bassin Nord de la
Méditerranée occidentale (Millot, 1993).
1.1.4. Les masses d’eau
Dans le bassin algérien, quatre masses d’eaux ont été mises en évidence par divers auteurs sur la
base de diagrammes TS (Miller et al., 1970 ; Kats, 1972 ; Bryden et al., 1978 ; Lacombe et al., 1985 ;
Gascard et Richez., 1985 ; Gibout, 1987 ; Picco, 1990 in Benzohra et Millot., 1995):
- l’eau atlantique modifiée (MAW) représentée par une couche superficielle de 150m d’épaisseur
identifiée par une température de surface de 15-23°C et de 13.5-14°C en profondeur, accompagnant
une salinité de 36.5 à 38 ‰ ;
- l’eau intermédiaire d’hiver (WIW) se situe sous la MAW (150-200m), elle est caractérisée par un
minimum relatif de température potentielle de 12.65°C à 13.20°C ;
