Chapitre I : Généralités
14
I.1 Les sédiments
Les sédiments sont définis comme des dépôts continentaux ou marins constitués de
particules qui proviennent de l’altération ou de la désagrégation des roches préexistantes et de
la précipitation de matières en suspension qui transitent dans la colonne d’eau (Marie, 2012).
Les débris organogènes, dans leur majeure partie, sont déplacés puis déposés, généralement
dans l'eau, pour former un sédiment détritique (alluvions au sens large). Les éléments en
solution qui précipitent, sous l’intervention des êtres vivants, forment un sédiment d'origine
chimique ou biochimique.
I.1.1 L’origine des sédiments
Les particules qui composent les sédiments sont plus ou moins grosses et sont constituées
de composés organiques et inorganiques provenant de trois sources distinctes (Schneider,
2001):
 Une source terrigène, signifiant que les particules proviennent de l’érosion des terres
émergées. Cette source est enrichie par divers apports tels que les apports éoliens,
volcaniques, glaciaires, sans oublier les apports fluviaux et/ou de ruissellement qui
constituent à eux seuls l’apport cumulé le plus important. Dans le cas des sédiments
marins, l’apport lié à l’érosion propre des côtes doit être pris en considération.
 une source endogène, désignant les particules qui proviennent du bassin de
sédimentation comme les débris de macrophytes ou encore les fragments de coquilles
des organismes.
 une source anthropique regroupe tous les rejets industriels et domestiques qui se
retrouvent dans les apports fluviaux. Ce fractionnement est riche en matière
organique, en nutriments, et en micropolluants. Il peut également apporter des
matières en suspension.
Précédent

Etude biosédimentologique de la partie marine du parc d\'El-Kala - 16/67

Suivant