Chapitre I : Généralités
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Formule de calcul du CVI proposée par Gornitz (Ramieri et al., 2011, p21)
Le classement est une opération semi-qualitative, puisqu’il revient au chercheur de décider les
limites de classement pour chaque variable (Ex : quelle moyenne de la marée constitue le
score 4 ?). La description rationnelle du classement des paramètres est cruciale pour la
validité de tout indice de vulnérabilité (CVI). Des adaptations au contexte de l’étude ont été
proposées et il existe donc de nombreuses variantes de l’indice originel de Gornitz (CVI),
avec des modifications importantes dans certains et de légères dans d’autres. Toutes les
variantes ont le même principe : classer et quantifier la vulnérabilité le long de la côte.
Certains pensent que les CVI qui incorporent uniquement les variables physiques n’analysent
pas réellement la vulnérabilité côtière, mais plutôt la « sensibilité côtière » (Abuodha and
Woodroffe, 2010).
Les versions récentes du CVI intègrent la composante socio-économique (population,
infrastructure, patrimoine), une facette jusque-là négligée (Palmer et al., 2011). Cette
intégration peut se faire après le calcul de l’IVC ou en intégrant cette composante dans la
formule de calcul de l’indice en association avec les variables du milieu physique (Ramieri et
al. 2011, p19).
Un exemple de ce type d’indice est proposé pour l’Irlande du Nord par McLaughlin et
Cooper’s (2011), dans une approche nouvelle de deux points de vue, d’une part l’indice est
calculé à trois niveaux ou échelles spatiales : locale, régionale et nationale, et d’autre part un
cadre est utilisé qui implique trois sous-indices : un indice pour les "caractéristiques de la
côte", un indice pour "le forçage côtier" et un indice pour le "socio-économique". Ce cadre est
présenté dans la figure 2.6 (Voir McLaugh). Le problème récurrent qui se pose lors du calcul
du CVI est celui de la donnée, sa disponibilité, sa qualité, en effet les données utilisées
proviennent souvent de bases de données mondiales et se caractérisent donc par une faible
résolution spatiale (Palmer et al., 2011, p1).
C’est donc une adaptation de cette démarche à la spécificité de la côte algérienne, que nous
avons utilisé pour produire des cartes de la vulnérabilité des certaines côtes algériennes et que
nous présentons dans la prochaine section.
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