CHAPITRE II
Présentation de sites d’étude et méthodologie
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b. Indice de Piélou (équitabilité) (E)
Il est appelé aussi indice de régularité ou d’équitablement ou « Eveness » (Piélou.1966).
L’évaluation de la diversité spécifique est généralement complétée par un indice d’équitabilité.
C’est une autre expression de la diversité spécifique. Cet indice traduit la répartition plus ou
moins équitable des espèces ; il est le plus usité. L’équitabilité est une diversité relative c'est-àdire un indice de diversité classique ramené à un indice de référence en fonction de la taille de
l’échantillon, c’est donc le rapport entre la diversité mesurée dans un peuplement et la diversité
maximale.
𝐄 = 𝐇
′ /𝐥𝐨𝐠𝟐(𝐒) Ou 𝐄 = 𝐇
′ /𝐇′𝐦𝐚𝐱
Log2 S : Nombre d’espèces du prélèvement. S : caractérise le plus haut niveau de structure
théorique compte tenu de la richesse spécifique (c’est la valeur maximale de la diversité, quand
toutes les espèces présentes sont également fréquentes).
L’indice d’équitabilité permet de mesurer la répartition des individus au sein des espèces,
indépendamment de la richesse spécifique. Sa valeur varie de 0 (dominance d’une des espèces)
à 1 (équirépartition des individus dans les espèces) (Grall et Coïc, 2006).
Ces deux indices restent dépendants de la taille des échantillons et dépendant du type d’habitat.
Leur valeur est relativement basse dans les eaux de transition comme les lagunes, deltas ou
estuaires, même lorsqu’ils ne sont pas perturbés (Grall et Coïc, 2006).
E est donc une valeur du degré de déséquilibre d’un peuplement.
c. Le diagramme rangs fréquences (DRF)
Il décrit la diversité d’une communauté (ou d’un échantillon) par simple indice numérique
apparaît parfois la « résumer » exagérément. Une description plus détaillée est donnée par la
forme de la distribution des individus en espèces (Frontier 1998), il permet aussi une
représentation graphique de l’évolution de la diversité des communautés (Frontier, 1976).
Quand il y a un petit nombre d’espèces accompagné de quelques rares, diversité et régularité
sont faibles et le DRF montre une concavité dirigée vers le haut. Quand il existe un grand
nombre d’espèces de moyenne abondance, la diversité et la régularité sont fortes et le DRF
montre une concavité dirigé vers le bas. Cette méthode est souvent utilisée pour détecter
d’éventuels changements d’allure de la courbe en fonction de l’évolution temporelle des
peuplements. Frontier a supposé que les changements temporels dans les écosystèmes sont des
processus réguliers avec quelques transitions soudaines qui dépendent de type et de l’intensité
des perturbations (Pertaitis et Latham, 1999 in Quiroz-Martinez, 2010).
Les DRF mettent en évidence les différents stades reliant les communautés pionnières à
sénescentes. Les stades ont été définis en fonction de l’allure des courbes obtenues par
construction des DRF et à l’aide de l’interprétation de Frontier (1976, 1977).
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