Etude de la pénétration du carbone anthropique dans le bassin Algérien | Matériel et méthodes
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Méthodes
Les deux méthodes qui ont été les plus utilisées pour quantifier l’accumulation de carbone
anthropique dans l’océan en se basant directement sur les observations, la méthode du carbone
préformé (C
0 ) et la méthode du ΔC*, sont basées sur le même principe, la technique dite de
‘back-calculation’ publiée indépendamment par Brewer (1978) et Chen et Millero (1979). Ces
dernières années, l’émergence de nouvelles techniques fondées sur des principes radicalement
différents a permis d’obtenir une information indépendante nécessaire pour réduire l’incertitude
des premières estimations.
Cette section a pour but de décrire les trois méthodes utilisées dans la suite de cette étude : les
deux méthodes historiques qui sont basées sur le principe de back-calculation et une technique
plus récente, la méthode TrOCA développée par (TOURATIER, et al., 2004).
Figure 10 : Schéma illustrant le principe de back-calculation : la part de carbone anthropique peut être
séparée du carbone inorganique dissous (DIC) mesuré dans l’océan en remontant l’histoire de la masse
d’eau (origine et transport, apports de DIC par la dynamique et la biologie). Les termes indiqués sur le
schéma sont expliqués dans le texte en dessous.
Les concentrations du DIC mesurées dans l’océan intérieur résultent principalement
du transport par la dynamique océanique de carbone dissous dans les eaux de surface au contact
de l’atmosphère (carbone préformé, C
0
) auquel s’ajoute le DIC généré in situ par des processus
biologiques (contribution biologique, C
bio
). Le carbone préformé est lui-même composé d’une
partie naturelle, le carbone préformé préindustriel (C
0,PI
), et d’une partie anthropique issue
de la dissolution du CO2 atmosphérique d’origine anthropique (C
ant ). Le DIC mesuré dans
l’océan intérieur peut ainsi être décomposé en trois termes : un terme anthropique (C
ant )
et deux termes naturels (C
0,PI et C
bio
).
Contribution biologique (C bio )
La formulation de la contribution biologique (C
bio
), qui est la même dans les méthodes
C
0 et ΔC*, fait intervenir des mesures d’oxygène (O2) et d’alcalinité (AT) et les rapports
molaires C/O2 et N/O2 (rapports de Redfield). En effet, en dehors de la couche productive de
surface, les variations de DIC induites par l’activité biologique sont essentiellement contrôlées
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