Etude de la pénétration du carbone anthropique dans le bassin Algérien | Généralités
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Figure 3: Variation en fonction du pH des rapports [CO2] / CT, [í µí°»í µí°¶í µí± 3
− ] / CT et [í µí°¶í µí± 3
2− ]/ CT en %
dans une eau de salinité 35 et à 25°C sans échange avec l’atmosphère. Le domaine des pH habituels
des eaux de mer (7,5 à 8,6) est délimité par des tirets (GUY, et al., 2008).
Du fait de l'implication du carbone dans les processus biologiques, le TCO2 n'est pas dans un
rapport constant à la salinité (il n'est pas conservatif). Il n'est donc pas prédictible. Mais c’est
une grandeur directement mesurable, comme le pH et la pCO2.
Acidification des océans
Au cours des 250 dernières années, les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère
ont augmenté de près de 40%, à partir des niveaux préindustriels d’environ 277 ppmv en 1750
à près de 395 ppm en 2013 (Global Carbon Project, 2014). Cette concentration atmosphérique
n’a jamais été enregistrée sur le dernier million d’années (PEPIN, 2000). L’augmentation du
CO2 atmosphérique est tempérée par l'absorption océanique, qui représente près d'un tiers du
carbone anthropique ajouté à l'atmosphère (SABINE, et al., 2004), et sans laquelle le CO2
atmosphérique serait d'environ 450 ppmv aujourd'hui, un niveau de CO2 qui aurait conduit à un
changement climatique plus important que celui observé aujourd’hui. Cependant l’absorption
du CO2 par les océans n’est pas sans effets, ce phénomène engendre une réduction du pH et des
modifications dans les équilibres chimiques fondamentaux qui, ensemble, désignent
communément l’acidification des océans. L’absorption du CO2 anthropique réduit le pH, et la
saturation des carbonates de calcium (CaCO3) dans les eaux de surface, où l'essentiel de la
production océanique se produit, ceci est bien vérifié par des modèles, des levés
hydrographiques, et des données de séries chronologiques (CALDEIRA, et al., 2005)
(CALDEIRA, et al., 2003) (FEELY, et al., 2008) (FEELY, et al., 2004) (ORR, et al., 2005)
(SOLOMON, et al., 2007).
Depuis l’ère industrielle, le pH moyen des eaux de surface océaniques a diminué d’environ
0,1 unité, approximativement de 8,21 à 8,10 (Royal society , 2005), et devrait diminuer encore
de 0,3 à 0,4 unités de pH (ORR, et al., 2005) si les concentrations atmosphériques de CO2
atteignent 800 ppmv (la concentration prévue selon le Groupe d’experts Intergouvernemental
sur l’évolution du climat).
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Figure 3: Variation en fonction du pH des rapports [CO2] / CT, [í µí°»í µí°¶í µí± 3
− ] / CT et [í µí°¶í µí± 3
2− ]/ CT en %
dans une eau de salinité 35 et à 25°C sans échange avec l’atmosphère. Le domaine des pH habituels
des eaux de mer (7,5 à 8,6) est délimité par des tirets (GUY, et al., 2008).
Du fait de l'implication du carbone dans les processus biologiques, le TCO2 n'est pas dans un
rapport constant à la salinité (il n'est pas conservatif). Il n'est donc pas prédictible. Mais c’est
une grandeur directement mesurable, comme le pH et la pCO2.
Acidification des océans
Au cours des 250 dernières années, les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère
ont augmenté de près de 40%, à partir des niveaux préindustriels d’environ 277 ppmv en 1750
à près de 395 ppm en 2013 (Global Carbon Project, 2014). Cette concentration atmosphérique
n’a jamais été enregistrée sur le dernier million d’années (PEPIN, 2000). L’augmentation du
CO2 atmosphérique est tempérée par l'absorption océanique, qui représente près d'un tiers du
carbone anthropique ajouté à l'atmosphère (SABINE, et al., 2004), et sans laquelle le CO2
atmosphérique serait d'environ 450 ppmv aujourd'hui, un niveau de CO2 qui aurait conduit à un
changement climatique plus important que celui observé aujourd’hui. Cependant l’absorption
du CO2 par les océans n’est pas sans effets, ce phénomène engendre une réduction du pH et des
modifications dans les équilibres chimiques fondamentaux qui, ensemble, désignent
communément l’acidification des océans. L’absorption du CO2 anthropique réduit le pH, et la
saturation des carbonates de calcium (CaCO3) dans les eaux de surface, où l'essentiel de la
production océanique se produit, ceci est bien vérifié par des modèles, des levés
hydrographiques, et des données de séries chronologiques (CALDEIRA, et al., 2005)
(CALDEIRA, et al., 2003) (FEELY, et al., 2008) (FEELY, et al., 2004) (ORR, et al., 2005)
(SOLOMON, et al., 2007).
Depuis l’ère industrielle, le pH moyen des eaux de surface océaniques a diminué d’environ
0,1 unité, approximativement de 8,21 à 8,10 (Royal society , 2005), et devrait diminuer encore
de 0,3 à 0,4 unités de pH (ORR, et al., 2005) si les concentrations atmosphériques de CO2
atteignent 800 ppmv (la concentration prévue selon le Groupe d’experts Intergouvernemental
sur l’évolution du climat).
