Etude de la pénétration du carbone anthropique dans le bassin Algérien | Généralités
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Figure 2 : Représentation schématique du cycle de carbone.
Source: NOAA-ESRL; Scripps Institution of Oceanography; Global Carbon Budget 2014.
D'un point quantitatif, pour les années 2004 à 2013, on estime que 32,6 Gt (1Gt =10
15 g)
de carbone sont émises annuellement par la combustion du charbon et du pétrole, et 3,3 Gt par
la déforestation. La moitié de ces émissions anthropiques de CO2 restent stockées dans
l'atmosphère, soit environ 15,8 Gt. Ceci veut dire que la différence, soit environ 20,1 Gt, est
absorbée par les deux autres réservoirs qui sont en contact avec l'atmosphère : l'océan qui
absorbe environ 9,5 Gt de carbone par an et la biosphère continentale avec environ 10,6 Gt.
1.1.1.2 Cycle du carbone dans l’océan
La solubilité du CO2 dans l’eau de mer augmentant quand la température diminue, une eau
froide absorbe plus de CO2 qu’une eau chaude. Le CO2 atmosphérique est donc absorbé par
l’océan aux hautes latitudes : on parle de « pompe thermodynamique ». À l’effet de la
température s’ajoute celui de l’activité biologique : la photosynthèse transforme le CO2 dissous
en carbone organique particulaire, qui est rapidement isolé de l’atmosphère par sa chute vers
les eaux profondes. On parle alors de pompe « pompe biologique ». Enfin la contre pompe des
carbonates, qui correspond à la formation de CaCO3 tempère légèrement la pompe biologique.
Un modèle simple du cycle de carbone dans l’océan profond montre que la pompe
thermodynamique représente 90% du flux de carbone vers l’océan profond, alors que la pompe
biologique ne représente que 10% (ROY-BARMAN, et al., 2011).
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