Chapitre I
Rappels bibliographiques
41
réactions de dissolution-précipitation et co-précipitation. Mais elle peut avoir un effet indirect
par la production de substances acides ou complexantes issues de la biodégradation de
matières organiques (Lions, 2004).
B.3. Adsorption : approche qualitative
B.3.1. Adsorbants
En théorie, tous les solides sont des adsorbants, mais seuls ceux ayant une capacité
d’adsorption particulièrement élevée sont intéressants pour des applications industrielles.
Cette capacité d’adsorption est en partie liée à la structure poreuse très développée et la
présence de grandes surfaces spécifiques de ces adsorbants intéressants (Sun et Meunier,
2003).
La caractérisation de ces adsorbants se base sur les éléments suivants :
a. Réseau poreux
Le réseau poreux d’un adsorbant est constitué de pores de tailles généralement différentes
dont la distribution varie selon la nature du matériau. La classification des pores proposée par
(Dubinin, 1979 in Manole Creanga, 2007) et adoptée actuellement par l’Union Internationale
de Chimie Pure et Appliquée (U.I.C.P.A) est fondée sur leur taille. Selon cette classification,
trois catégories de pores ont été définies :
- Les micropores : leur rayon est inférieur à 2nm ;
- Les mésopores : leur rayon est compris entre 2 et 50nm ;
- Les macropores : rayon supérieur à 50nm.
Chaque type de pores joue un rôle particulier dans le phénomène d’adsorption. La présence de
micropores dans un adsorbant a pour effet d’augmenter considérablement sa capacité
d’adsorption. Les micropores représentent presque la totalité de la surface et du volume
offerts à l’adsorption. Par conséquent, l’adsorption dans les micropores est beaucoup plus
grande que sur la surface des mésopores et macropores (Tab. 12).
Désignation
Micropores
Mésopores
Macropores
Rayon moyen des
pores (nm)
< 2
2 – 50
> 50
Volume poreux
(cm
3 /g)
0,2 – 0,6
0,02 – 0,1
0,2 – 0,8
Surface spécifique
(m
2 /g)
400 – 900
20 – 20
0,5 – 2
Tableau 12. Répartition des pores d’un adsorbant (Dubinin, 1979 in Manole Creangã, 2007).
Rappels bibliographiques
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réactions de dissolution-précipitation et co-précipitation. Mais elle peut avoir un effet indirect
par la production de substances acides ou complexantes issues de la biodégradation de
matières organiques (Lions, 2004).
B.3. Adsorption : approche qualitative
B.3.1. Adsorbants
En théorie, tous les solides sont des adsorbants, mais seuls ceux ayant une capacité
d’adsorption particulièrement élevée sont intéressants pour des applications industrielles.
Cette capacité d’adsorption est en partie liée à la structure poreuse très développée et la
présence de grandes surfaces spécifiques de ces adsorbants intéressants (Sun et Meunier,
2003).
La caractérisation de ces adsorbants se base sur les éléments suivants :
a. Réseau poreux
Le réseau poreux d’un adsorbant est constitué de pores de tailles généralement différentes
dont la distribution varie selon la nature du matériau. La classification des pores proposée par
(Dubinin, 1979 in Manole Creanga, 2007) et adoptée actuellement par l’Union Internationale
de Chimie Pure et Appliquée (U.I.C.P.A) est fondée sur leur taille. Selon cette classification,
trois catégories de pores ont été définies :
- Les micropores : leur rayon est inférieur à 2nm ;
- Les mésopores : leur rayon est compris entre 2 et 50nm ;
- Les macropores : rayon supérieur à 50nm.
Chaque type de pores joue un rôle particulier dans le phénomène d’adsorption. La présence de
micropores dans un adsorbant a pour effet d’augmenter considérablement sa capacité
d’adsorption. Les micropores représentent presque la totalité de la surface et du volume
offerts à l’adsorption. Par conséquent, l’adsorption dans les micropores est beaucoup plus
grande que sur la surface des mésopores et macropores (Tab. 12).
Désignation
Micropores
Mésopores
Macropores
Rayon moyen des
pores (nm)
< 2
2 – 50
> 50
Volume poreux
(cm
3 /g)
0,2 – 0,6
0,02 – 0,1
0,2 – 0,8
Surface spécifique
(m
2 /g)
400 – 900
20 – 20
0,5 – 2
Tableau 12. Répartition des pores d’un adsorbant (Dubinin, 1979 in Manole Creangã, 2007).
