Chapitre I
Rappels bibliographiques
26
A. 2.2. Toxicité
La toxicité des métaux lourds du fait de leur accumulation dans les sédiments a pour
conséquence des effets préoccupants sur l’équilibre des écosystèmes et sur les populations
(Bernard 1997 ; Salomons et al., 1995). Cette toxicité est principalement due à la capacité de
ces métaux à établir des complexes stables avec les protéines ce qui peut altérer les sites actifs
ou déplacer des co-facteurs métalliques essentiels (Bernard, 1997). Ils peuvent ainsi,
constituer un réel problème de santé publique (Baize, 1997 in Lassabatere, 2002), et cela à
partir d’un certain seuil de contamination (Tab.5).
Métal
Plomb
Zinc
Cuivre
Teneur critique
(mg/kg de matière sèche)
200
400
100
Tableau 5. Teneur critique des sols en métaux lourds pour la croissance des végétaux,
des animaux et la consommation humaine. (Singh, 1994 in Pagatto, 1999)
Faisant l’objet d’une attention particulière, la toxicité du plomb est abordée séparément, et ce
étant le métal choisi dans le cadre de ce travail.
a. Le plomb
Contrairement à d’autres métaux dont la présence est nécessaire au bon fonctionnement de
l’organisme (Fe, Mg, Cu, Zn), le plomb n’intervient apparemment dans aucun mécanisme
biologique. C’est un contaminant qui provoque d’importants dysfonctionnements
physiologiques, biochimiques et comportementaux. Sa toxicité est connue depuis l’antiquité,
les premières descriptions des coliques et de la goute saturnine sont attribuées à Hippocrate
près de 400 ans avant jésus Christ (Garnier, 2005). Le plomb est neurotoxique, il peut
provoquer de l’hypertension et des dommages sur les globules rouges, le système
communautaire et les reins. Chez les enfants, même à des concentrations micro-molaires dans
le sang, le plomb peut altérer le développement du système nerveux, en interférant en partie,
avec l’action des récepteurs de la N. méthyl-D-aspartate (NMMDA) (Gurer et Ercal, 2000).
Dans son second degré d’oxydation, le plomb se combine également avec les groupes thiols
des protéines et à de fortes concentrations, cause la chute du taux d’antioxydant glutathion
(GSH) (Gurer-Orhau et al., 2004). De plus, il perturbe l’homéostasie du calcium, en
interférant probablement avec des neurotransmetteurs Ca
2+ dépendants. Son fonctionnement
dans l’organisme est le suivant : les ions métalliques se fixent sur les globules rouges et sont
alors stockés par le foie, les reins du fait de leur forte irrigation, dans les os et les dents,
pouvant aussi provoqués une décalcification ou une ostéoporose (Glorennec et al., 2007).
L’adsorption du plomb se fait principalement par l’inhalation et l’ingestion (visage souillé par
des particules, ongles, eau, etc.) et dans une moindre mesure par contact cutané.
Le plomb présente une toxicité aigüe pour l’ensemble des organismes vivants, et notamment
les organismes aquatiques (à partir de 0,1 mg/l). De plus cet élément se concentre de manière
irréversible tout au long de la chaine alimentaire (Glorennec et al., 2007). Par exemple, les
concentrations létales en plomb concernant les mollusques sont comprise entre 2,5 et 9 mg/l
(pour 48h et 105j d’exposition), alors que pour les crustacés, elles varient pour un temps de
contact de 96h de 0,575 mg/l chez le stade zoé du crabe Cancer magister, jusqu’à atteindre les
Rappels bibliographiques
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A. 2.2. Toxicité
La toxicité des métaux lourds du fait de leur accumulation dans les sédiments a pour
conséquence des effets préoccupants sur l’équilibre des écosystèmes et sur les populations
(Bernard 1997 ; Salomons et al., 1995). Cette toxicité est principalement due à la capacité de
ces métaux à établir des complexes stables avec les protéines ce qui peut altérer les sites actifs
ou déplacer des co-facteurs métalliques essentiels (Bernard, 1997). Ils peuvent ainsi,
constituer un réel problème de santé publique (Baize, 1997 in Lassabatere, 2002), et cela à
partir d’un certain seuil de contamination (Tab.5).
Métal
Plomb
Zinc
Cuivre
Teneur critique
(mg/kg de matière sèche)
200
400
100
Tableau 5. Teneur critique des sols en métaux lourds pour la croissance des végétaux,
des animaux et la consommation humaine. (Singh, 1994 in Pagatto, 1999)
Faisant l’objet d’une attention particulière, la toxicité du plomb est abordée séparément, et ce
étant le métal choisi dans le cadre de ce travail.
a. Le plomb
Contrairement à d’autres métaux dont la présence est nécessaire au bon fonctionnement de
l’organisme (Fe, Mg, Cu, Zn), le plomb n’intervient apparemment dans aucun mécanisme
biologique. C’est un contaminant qui provoque d’importants dysfonctionnements
physiologiques, biochimiques et comportementaux. Sa toxicité est connue depuis l’antiquité,
les premières descriptions des coliques et de la goute saturnine sont attribuées à Hippocrate
près de 400 ans avant jésus Christ (Garnier, 2005). Le plomb est neurotoxique, il peut
provoquer de l’hypertension et des dommages sur les globules rouges, le système
communautaire et les reins. Chez les enfants, même à des concentrations micro-molaires dans
le sang, le plomb peut altérer le développement du système nerveux, en interférant en partie,
avec l’action des récepteurs de la N. méthyl-D-aspartate (NMMDA) (Gurer et Ercal, 2000).
Dans son second degré d’oxydation, le plomb se combine également avec les groupes thiols
des protéines et à de fortes concentrations, cause la chute du taux d’antioxydant glutathion
(GSH) (Gurer-Orhau et al., 2004). De plus, il perturbe l’homéostasie du calcium, en
interférant probablement avec des neurotransmetteurs Ca
2+ dépendants. Son fonctionnement
dans l’organisme est le suivant : les ions métalliques se fixent sur les globules rouges et sont
alors stockés par le foie, les reins du fait de leur forte irrigation, dans les os et les dents,
pouvant aussi provoqués une décalcification ou une ostéoporose (Glorennec et al., 2007).
L’adsorption du plomb se fait principalement par l’inhalation et l’ingestion (visage souillé par
des particules, ongles, eau, etc.) et dans une moindre mesure par contact cutané.
Le plomb présente une toxicité aigüe pour l’ensemble des organismes vivants, et notamment
les organismes aquatiques (à partir de 0,1 mg/l). De plus cet élément se concentre de manière
irréversible tout au long de la chaine alimentaire (Glorennec et al., 2007). Par exemple, les
concentrations létales en plomb concernant les mollusques sont comprise entre 2,5 et 9 mg/l
(pour 48h et 105j d’exposition), alors que pour les crustacés, elles varient pour un temps de
contact de 96h de 0,575 mg/l chez le stade zoé du crabe Cancer magister, jusqu’à atteindre les
