Introduction générale
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Introduction générale :
Le littoral est un milieu fragile et instable, à moins de 60 km duquel vit 70 % de la
population mondiale, soit près de 4 milliards de personnes. Les enjeux industriels et
économiques qui accompagnent généralement cette concentration démographique nécessitent
une prise de conscience de la fragilité des façades littorales. En effet, 80 % du trait de côte
mondial est en retrait à des taux de l’ordre du centimètre à la dizaine de mètres par an.
Ce phénomène est en partie dû à la remontée naturelle du niveau marin, mesurée depuis une
centaine d’années. Cependant, à cette tendance s’ajoute l’impact des activités humaines qui
modifient l’équilibre climatique, tendant à accroître la température de l’atmosphère et la fonte
des glaces continentales et accélérant, par conséquent, la remontée du niveau moyen de la mer à
l’échelle globale.
Dans ces environnements littoraux, la tendance érosive naturelle est parfois accélérée par des
actions anthropiques qui ont introduit un déséquilibre dans les processus côtiers en limitant le
volume de sable nécessaire au maintien des plages et à la stabilité du trait de côte (Paskoff,
1998). La dynamique naturelle des sédiments fluviatiles, principale source d’alimentation des
côtes, est entravée par l’aménagement des cours d’eau (barrages, stabilisation des berges).
Localement, des effets néfastes d’ouvrages de protection (digues, épis, ouvrages portuaires) sont
parfois ressentis, perturbant la dynamique sédimentaire naturelle. Enfin, l’extraction de granulats
marins peut avoir des conséquences préjudiciables sur la stabilité du trait de côte en aggravant le
déficit sédimentaire de la zone côtière.
En effet, la conjugaison des forts aléas naturels et d’enjeux considérables concentrés sur un
espace réduit crée une grande vulnérabilité sur la frange côtière.
Une protection raisonnée des littoraux (aménagements adéquats contre l’érosion marine,
gestion de sédiments dragués) nécessite donc une compréhension préalable des processus qui
interagissent dans la zone littorale. Les connaissances acquises visent à élaborer des outils fiables
de prédiction de l’évolution morphologique d’un site afin d’obtenir les éléments d’expertise
indispensables pour aider les acteurs locaux dans une gestion éclairée du littoral.
Le linéaire côtier du littoral Est de Béjaia s’étend sur une trentaine de km, aujourd’hui
fortement investi, cet espace devient un territoire à risque, subissant une dégradation côtière très
intense. Le danger de voir ses plages perdre de leur biodiversité et disparaitre est très réel et
inquiétant.
L’une des raisons qui nous a motivés à choisir comme sujet de mémoire la région de Béjaia est le
recul spectaculaire de trait de côte, qui a considérablement régressé. A travers ce travail, nous
allons dresser un bilan général sur le fonctionnement morphodynamique de la côte béjaouie et
calculer les taux nets d’évolution du trait de côte sur une période de 57 ans. Nous aborderons
également les mécanismes d’érosion et de transfert de sédiment.
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Introduction générale :
Le littoral est un milieu fragile et instable, à moins de 60 km duquel vit 70 % de la
population mondiale, soit près de 4 milliards de personnes. Les enjeux industriels et
économiques qui accompagnent généralement cette concentration démographique nécessitent
une prise de conscience de la fragilité des façades littorales. En effet, 80 % du trait de côte
mondial est en retrait à des taux de l’ordre du centimètre à la dizaine de mètres par an.
Ce phénomène est en partie dû à la remontée naturelle du niveau marin, mesurée depuis une
centaine d’années. Cependant, à cette tendance s’ajoute l’impact des activités humaines qui
modifient l’équilibre climatique, tendant à accroître la température de l’atmosphère et la fonte
des glaces continentales et accélérant, par conséquent, la remontée du niveau moyen de la mer à
l’échelle globale.
Dans ces environnements littoraux, la tendance érosive naturelle est parfois accélérée par des
actions anthropiques qui ont introduit un déséquilibre dans les processus côtiers en limitant le
volume de sable nécessaire au maintien des plages et à la stabilité du trait de côte (Paskoff,
1998). La dynamique naturelle des sédiments fluviatiles, principale source d’alimentation des
côtes, est entravée par l’aménagement des cours d’eau (barrages, stabilisation des berges).
Localement, des effets néfastes d’ouvrages de protection (digues, épis, ouvrages portuaires) sont
parfois ressentis, perturbant la dynamique sédimentaire naturelle. Enfin, l’extraction de granulats
marins peut avoir des conséquences préjudiciables sur la stabilité du trait de côte en aggravant le
déficit sédimentaire de la zone côtière.
En effet, la conjugaison des forts aléas naturels et d’enjeux considérables concentrés sur un
espace réduit crée une grande vulnérabilité sur la frange côtière.
Une protection raisonnée des littoraux (aménagements adéquats contre l’érosion marine,
gestion de sédiments dragués) nécessite donc une compréhension préalable des processus qui
interagissent dans la zone littorale. Les connaissances acquises visent à élaborer des outils fiables
de prédiction de l’évolution morphologique d’un site afin d’obtenir les éléments d’expertise
indispensables pour aider les acteurs locaux dans une gestion éclairée du littoral.
Le linéaire côtier du littoral Est de Béjaia s’étend sur une trentaine de km, aujourd’hui
fortement investi, cet espace devient un territoire à risque, subissant une dégradation côtière très
intense. Le danger de voir ses plages perdre de leur biodiversité et disparaitre est très réel et
inquiétant.
L’une des raisons qui nous a motivés à choisir comme sujet de mémoire la région de Béjaia est le
recul spectaculaire de trait de côte, qui a considérablement régressé. A travers ce travail, nous
allons dresser un bilan général sur le fonctionnement morphodynamique de la côte béjaouie et
calculer les taux nets d’évolution du trait de côte sur une période de 57 ans. Nous aborderons
également les mécanismes d’érosion et de transfert de sédiment.
