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III.2- Variabilité interannuelle et décennale
La distribution des précipitations à Annaba et Bejaïa montre une évolution vers des
conditions plus sèches, où le nombre d’années à déficit pluviométrique sont plus importantes
que le nombre d’années excédentaires. On note à Annaba une période représentant un
déclin des précipitations entre 1960 et 1981, caractérisée par de fréquentes sécheresses
(figures 14 a et 15 a).
La distribution des précipitations à Alger et Oran ont connu un changement au cours de la
période 1950 à 2010 ; montrant une évolution vers des conditions plus sèches, où le nombre
d’années à déficit pluviométrique sont plus importantes que le
nombre d’années
excédentaires et ce à partir de 1970 (figure 14 b et d).
La distribution des précipitations de la station de Béni-Saf montre qu’au cours de la période
19676-2010, il y a une alternance entre les années excédentaires et déficitaires (figure 15 c)
avec toutefois une diminution de l’intensité des précipitations à partir de 1990.
La distribution des températures de la station d’Annaba, de Bejaia et d’Alger montrent une
évolution vers des conditions plus chaudes, où le nombre d’années chaudes sont plus
importantes que le nombre d’années froides et ce à partir des années 1980 pour Annaba et
Bejaia et 1990 pour Alger (figures 14 b, d et 15 b).
La distribution des températures moyennes de la station d’Oran et de Béni-Saf, montrent une
évolution vers des conditions plus chaudes, où le nombre d’années chaudes sont plus
importantes que le nombre d’années froides, on remarque une alternance entre les périodes
chaudes et froides (figure 14 f et 15 d).
En prenant en compte les indices par rapport à la moyenne climatique 1950-1980 des
températures et des précipitations, on obtient la figure 16.
On observe une augmentation des indices thermiques à Annaba à partir des années 1980,
passant des années très chaudes à des années extrêmement chaudes, on note toutefois,
l’apparition d’années sévèrement froides entre 1950 et 1980.
Concernant les indices thermiques, on observe à Alger et Oran des années proches de la
normale entre 1960 et 1985 et au-delà de 1985 les années deviennent extrêmement chaudes à
Alger et à Oran c’est à partir des années 2000.
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