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Conclusion
L’absence de données sur Torpedo torpedo dans le bassin algérien justifiait l’étude que nous avons
entreprise. D’autres travaux sont encore nécessaires pour bien éclaircir les différents aspects de cette
espèce.
Les quelques paramètres que nous avons pu apporter dans le domaine de la biologie et du
comportement alimentaire dans la région Est algérienne, nous permet de commencer à mieux connaitre
et à localiser Torpedo torpedo dans son biotope.
Une échelle de maturité a été réalisée à partir d’observations macroscopiques afin de déterminer les
stades de maturité sexuelle ; des résultats préliminaires sur la fécondité de l’espèce dans la région Est
ont également été obtenus.
Les résultats concernant la maturité sexuelle révèlent les différents stades qu’on a pu observer chez les
femelles et les mâles. Chez les femelles 7 stades ont été observés ; la distinction entre ces derniers se
fait selon l’évolution de la morphologie et le contenu des différents organes composant le tractus
génital. Le changement a été observé surtouts au niveau de l’utérus au cours des différents stades, il est
filiforme chez les immatures puis va accumuler du vitellus liquide au cours du stade III ; ce dernier va
se segmenter pendant les stades IV et V. Ce vitellus nourrira les embryons au cours du stade VI.
Chez les mâles 5 stades ont été déterminés : la séparation entre ces derniers se fait par rapport à
l’évolution de tractus génital mâle. Cette différenciation s’observe au niveau de l’épididyme et du canal
de Wolff qui vont évoluer en serpentant à partir des stades II et III.
La fécondité ovarienne varie selon l’individu. Durant cette étude, nous n’avons observé que de petits
ovocytes : ces derniers sont plus nombreux dans l’ovaire droit.
La fécondité utérine varie entre 4 et 11 embryons avec un maximum de 11 embryons chez une femelle
dont la longueur totale atteignait38.3cm.
Le sex-ratio calculé pour nos échantillons met en évidence une nette dominance des femelles chez les
adultes ; chez les embryons ce sont les mâles qui dominent. Ces résultats montrent que les mâles et les
femelles ne vivent pas en même milieu.
Les variations du RGS et RHS, permettent de déterminer la période de l’accouplement et celle de la
gestation : celle-ci n’a pas pu être déterminée avec précision, l’étude réalisée étant limitée dans le
temps (3mois d’échantillonnage).
Les analyses qualitative et quantitative du régime alimentaire de T. torpedo ont montré que cette espèce
se nourrit préférentiellement de Poissons osseux et secondairement de Crustacés (Amphipodes) surtout
en été.
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Contribution à la biologie de Torpedo torpedo (Elasmobranches, Torpedinidae) dans la région est de la côte algérienne. - 48/59

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