Chapitre 2
Matériels & Méthodes
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2.3.2.7.4. Recherche et dénombrement des streptocoques fécaux
Selon la classification sérologique de Lancefield (1933), 5 espèces sont reconnues parmi
les streptocoques fécaux (streptocoques du groupe D). Il s’agit de : S. bovis, S. equinus,
S. avium, S. faecalis et S. faecium, car les autres streptocoques ont une origine fécale
douteuse.
Ils sont des témoins de contamination fécale assez résistants, y compris dans
les milieux salés (GAUJOUS, 1995). Ils peuvent aussi se multiplier dans les milieux
présentant des pH allant jusqu’à 9.6, on peut par conséquent les utiliser comme indicateurs
d’organismes pathogènes qui ont une résistance similaire au pH élevé (OMS, 1979).
Ils présentent une forte résistance vis-à-vis des inhibiteurs bactériens parmi lesquels,
l’azide de sodium, relativement bien toléré et fortement inhibiteur de croissance pour
les Entérobactériacea. Ce dernier entre dans la composition de presque tous les milieux
sélectifs pour streptocoques fécaux.
A- Principe :
Deux tests sont nécessaires pour le dénombrement des streptocoques fécaux. Le
premier est présomptif et est réalisé sur le milieu Slanetz et Bartley tandis que le deuxième est
confirmatif et est réalisé sur gélose BEA (gélose Bile Esculine Azide).
Alors que le milieu de Slanetz et Bartley contient déjà une certaine quantité d’azide de
sodium, le dépôt de la membrane sur le milieu BEA, nettement plus inhibiteur (plus forte
concentration en azide de sodium), ne laisse se développer que les streptocoques fécaux.
B- Mode opératoire :
Après filtration d’un volume de 100ml d'échantillon, la membrane filtrante quadrillée
est déposée sur le milieu de Slanetz et Bartley et incubée à 37°C pendant 24 à 48h. Une fois
ce temps écoulé, le dépôt de la membrane sur le milieu BEA pendant 20 minutes permet de
dénombrer les colonies noires de streptocoques fécaux comme illustré sur la figure. Le
nombre de colonies trouvées est exprimé en Unité Formant Colonie dans 100 ml d’eau
analysée (UFC/100ml).
2.5.2.7.5. Origine de la pollution fécale
L'origine de la pollution fécale a été étudiée par GELDREICH et KENNER (1968) en
utilisant le rapport des coliformes thermotolérants aux streptocoques fécaux (CTH/SF). Le
tableau suivant indique la signification des valeurs possibles que l’on peut obtenir.
Tableau 2.5 : Origine de la pollution fécale selon le rapport CTH/SF
Rapport CTH/SF
Source de contamination
R < 0.7
Principalement ou entièrement d'origine animale
0.7 Mixte à prédominance animale
1 < R < 2
Origine incertaine
2 < R < 4
Mixte à prédominance humaine
R > 4
Exclusivement humaine
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