104
Conclusion
La présente étude nous a permis de déterminer les concentrations de quatre éléments
traces métalliques, le plomb, le cuivre, le zinc et le manganèse dans le sédiment superficiel de
la baie d’El Djamila dans des stations réparties, pour la première fois, sur toute la baie afin
d’avoir une couverture spatiale la plus rependue possible.
Le dosage des éléments traces métalliques a été réalisé par spectrophotométrie
d’absorption atomique (SAA). Cette méthode analytique a permis de déterminer avec
précision les teneurs des éléments étudiés. Le protocole expérimental a été vérifié par
l’utilisation de standards de concentrations connues fournis par l’Agence Internationale de
l’Énergie Atomique (AIEA). Les résultats des analyses de ces matériaux de référence
certifiés, obtenus au laboratoire de l’ENSSMAL, ont révélé par rapport aux valeurs de
référence des écarts acceptables. Étant donné que le protocole expérimental a été appliqué
correctement, les résultats obtenus ont été validés.
Les concentrations des éléments-traces métalliques n’ont pas montré une contamination
des sédiments de la baie d’El Djamila car elles restent inférieures aux valeurs rencontrés dans
différents sites méditerranéens pollués ou pas. Le plomb paraît être le meilleur indicateur
parmi les éléments étudiés pour détecter les effets anthropiques locaux. Cependant, des études
complémentaires sont à envisager afin de comprendre mieux les mécanismes géochimiques
qui influent sur la distribution des éléments traces métalliques dans la baie. Ces études
pourraient inclure l’aspect granulométrique et s’intéresser aux fractions plus fines du sable et
les sédiments boueux du large qui n’ont pas fait l’objet de ce travail.
L’évaluation des éléments traces métalliques a été accompagnée de celle des paramètres
physico-chimiques et du dosage des sels nutritifs de l’eau superficielle de la baie qui n’a elle
aussi pas révélé d’anomalies liés à la pollution mais plutôt à des changements saisonnier
naturels.
Certes cette évaluation de l’état de la baie reste ponctuelle et ne représente qu’une
image instantanée mais elle nous a permis de vérifier l’absence d’une pollution chronique
dans la baie. Elle nous a également permis de recueillir des données récentes qui présenteront
plus d’intérêt avec la mise en place du réseau de surveillance et l’obtention de nouvelles
données qui permettront de faire un suivi temporel et étudier la variabilité verticale des
paramètres de pollution déjà entamé et offrira une meilleure image de la caractérisation
environnementale de la baie.
Il est bien évidement souhaité d’élargir l’éventail d’analyses à effectuer en proposant de
nouveaux paramètres à suivre dans la baie et reconsidérer les éléments-traces métalliques qui
n’ont pas pu être analysés. Ceci viendra progressivement compléter et enrichir ce travail dont
l’objectif était en premier lieu de contribuer au lancement du réseau de surveillance de la baie
d’El Djamila avec le recueil et l’actualisation des protocoles et méthodes d’analyses en
fonction du matériel disponible afin de les standardiser pour les futures compagnes de
prélèvements et d’analyses et ceci pour une harmonisation et structuration des données
facilitant leur interprétation, exploitation et diffusion.
Précédent

Evaluation de la qualité du mileu marin dans la baie d\'el djamila en vue de la mise en place d\'un réseau de surveillance - 124/172

Suivant