Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
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Conclusion
Au terme de ce travail, qui a porté sur l’étude de l’acidification et l’oxygénation de la côte
Algéroise pendant l’été 2014, nous sommes arrivés à certaines conclusions, nous citons :
Les maximums de flux de CO 2 sont observés dans la baie de Zemmouri et Bou Ismail, à
proximité des deux grands oueds Isser et Mazafran, les apports de ces deux derniers génèrent
localement des perturbations physiques (création de fronts entre les masses d’eau), et
biologiques, par les apports d’eaux chargées en matière organique, la dégradation de cette
dernière favorise davantage la production du CO 2 , ce qui perturbe localement le pH et
l’alcalinité des milieux.
La présence d’importants blooms phytoplanctoniques au niveau de la baie d’Alger,
favorisés par sa richesse en sels nutritifs apportés par les eaux domestiques et son faible
hydrodynamisme, réduit l’intensité du flux de CO 2 et augmente le degré de saturation en O 2 .
L’existence probable d’upwellings côtiers dans le bassin Algérois qui provoquent une
acidification locale suite à la remontée d’eau du fond plus acide diminuant ainsi le pH, ceci
permet de créer des micro-environnements chimiques dans lesquels la diminution globale de
pH prévue dans un contexte d’Acidification Océanique n’est pas du tout maintenue.
La totalité du bassin Algérois jouait le rôle de source de CO 2 pour l’atmosphère pendant
l'été 2014.
Le concept général d’Acidification Océanique décrit pour l’océan ouvert est difficilement
applicable pour le bassin Algérois, de par la variabilité de la chimie des carbonates et les
nombreux facteurs physico-chimiques qui s’y combinent et interagissent avec les
communautés benthiques et pélagiques :
- L’influence de la production primaire (souvent associé à une activité calcifiante)
notamment à proximité des rejets d’eaux usées domestiques ;
- activité photosynthétique non calcifiante des herbiers a posidonie qui diminue le
degré d’acidité des eaux de fond ;
- L’impact probable de l’acidification locale résultant des remontées d’eau profonde
plus acide qui s’accompagne par un enrichissement du milieu en sels nutritifs ;
- Les apports côtiers qui influencent(localement et différemment selon leurs natures)le
pH (cas de l’oued Isser et Mazafran) et l’alcalinité (le cas des eaux en face la ville de
Bou Ismail et Bourdj El Kiffen) ;
- L’influence des conditions métrologiques et l’hydrodynamisme qui favorisent le
développement des blooms phytoplanctoniques.
Cela confirme que le bassin Algérois est sensible aux changements climatiques et à la
solubilisation des gaz atmosphériques.
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