Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014 |Zone d’étude
22
2.2 Réseau hydrographique
Utilisés comme déversoirs naturels d’eaux usées (domestiques, industrielles et
agricoles), les Oueds constituent l’un des principaux vecteurs des polluants en mer. Ils
interviennent de très près sur la nature des fonds et les paramètres physico-chimiques de la
zone de l’embouchure, et conditionnent de la sorte l’abondance et la diversité de ses
peuplements. Tous les Oueds de la zone d’étude traversent la plaine de la Mitidja du Sud vers
le Nord, contournant les obstacles qu’ils rencontrent, avant de se jeter dans la mer.
Trois Oueds débouchent dans la Baie de Bou Ismail :
Oued Nador : situé dans la partie occidentale, il draine, à partir des Oueds Bouyersen,
Bouardoun et Meurad, tous les apports solides du massif du Chenoua. D’un débit de 0,89 m
3 /s
et s’étendant sur 230 km
2 (Braîk, 1989), il débouche sous forme d’un collecteur dans la petite
Baie du Chenoua, entre Djebel Chenoua et Tipaza (ANRH, 2013).
Oued Béni Messous : avec son débit réduit (0,245 m
3 /s) (Braîk, 1989), il ne participe
que faiblement à l’enrichissement de cette baie. S’alimente à partir du massif de la Bouzaréah,
il sera chargé essentiellement de résidus d’origine urbaine récoltés lors de son transit pour
déboucher sur les plages des Dunes et d’El Djamila.
Oued Mazafran : c’est l’Oued le plus important de la baie de Bou Ismail par ses rejets
et son débit , il draine un bassin de 1900 km
2 (partie Ouest de la Mitidja) (Braîk, 1989) et
débouche sur la mer au niveau d’une petite plage sablonneuse à 30 km d’Alger, entre Zéralda
et Douaouda. Son débit annuel est estimé entre 1969 et 2013 à 5,77 m
3 /s (ANRH, 2013).Il est
caractérisé par des crues fortes et rapides en hiver-printemps qui augmentent la turbidité de la
zone par la remise en suspension de substrat fin (Pauc, 1989).Trois Oueds secondaires lui sont
afférents : Bou-Roumi, Chiffa et Djer.
D’après des données de l’ANRH (2014), les débits moyens pluriannuels sont en
augmentation, de 1,75 m
3 /s(2003) à11,92 m
3 /s (2012).
Le débit suit ainsi un cycle saisonnier avec des valeurs maximales en hiver et minimales en
été. Sur le plus long terme, le débit montre une tendance nette à l’augmentation (figure 2-2)
avec des valeurs plus au moins élevées suivant un cycle pluriannuel. Ces augmentations
pourraient être liées aux variations climatiques agissant à l’échelle régionale.
Figure 2-2 : Variations du débit mensuel moyen (m
3 /s) au niveau de l'embouchure
d’Oued Mazafran de 2003 à 2012 (ANRH 2014).
0
2
4
6
8
10
12
14
2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Débit mensuel moyen m 3/s
Années
Oued Mazafran
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2.2 Réseau hydrographique
Utilisés comme déversoirs naturels d’eaux usées (domestiques, industrielles et
agricoles), les Oueds constituent l’un des principaux vecteurs des polluants en mer. Ils
interviennent de très près sur la nature des fonds et les paramètres physico-chimiques de la
zone de l’embouchure, et conditionnent de la sorte l’abondance et la diversité de ses
peuplements. Tous les Oueds de la zone d’étude traversent la plaine de la Mitidja du Sud vers
le Nord, contournant les obstacles qu’ils rencontrent, avant de se jeter dans la mer.
Trois Oueds débouchent dans la Baie de Bou Ismail :
Oued Nador : situé dans la partie occidentale, il draine, à partir des Oueds Bouyersen,
Bouardoun et Meurad, tous les apports solides du massif du Chenoua. D’un débit de 0,89 m
3 /s
et s’étendant sur 230 km
2 (Braîk, 1989), il débouche sous forme d’un collecteur dans la petite
Baie du Chenoua, entre Djebel Chenoua et Tipaza (ANRH, 2013).
Oued Béni Messous : avec son débit réduit (0,245 m
3 /s) (Braîk, 1989), il ne participe
que faiblement à l’enrichissement de cette baie. S’alimente à partir du massif de la Bouzaréah,
il sera chargé essentiellement de résidus d’origine urbaine récoltés lors de son transit pour
déboucher sur les plages des Dunes et d’El Djamila.
Oued Mazafran : c’est l’Oued le plus important de la baie de Bou Ismail par ses rejets
et son débit , il draine un bassin de 1900 km
2 (partie Ouest de la Mitidja) (Braîk, 1989) et
débouche sur la mer au niveau d’une petite plage sablonneuse à 30 km d’Alger, entre Zéralda
et Douaouda. Son débit annuel est estimé entre 1969 et 2013 à 5,77 m
3 /s (ANRH, 2013).Il est
caractérisé par des crues fortes et rapides en hiver-printemps qui augmentent la turbidité de la
zone par la remise en suspension de substrat fin (Pauc, 1989).Trois Oueds secondaires lui sont
afférents : Bou-Roumi, Chiffa et Djer.
D’après des données de l’ANRH (2014), les débits moyens pluriannuels sont en
augmentation, de 1,75 m
3 /s(2003) à11,92 m
3 /s (2012).
Le débit suit ainsi un cycle saisonnier avec des valeurs maximales en hiver et minimales en
été. Sur le plus long terme, le débit montre une tendance nette à l’augmentation (figure 2-2)
avec des valeurs plus au moins élevées suivant un cycle pluriannuel. Ces augmentations
pourraient être liées aux variations climatiques agissant à l’échelle régionale.
Figure 2-2 : Variations du débit mensuel moyen (m
3 /s) au niveau de l'embouchure
d’Oued Mazafran de 2003 à 2012 (ANRH 2014).
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Débit mensuel moyen m 3/s
Années
Oued Mazafran
