Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
| Généralités
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potentiel » et « zones sans problème » au regard de l’eutrophisation. Sa seconde application,
portant sur la période 2001-2005, s’est limitée aux zones qui présentaient précédemment des
problèmes d’eutrophisation ou aux zones sans problèmes qui causaient des préoccupations
parce que leur état écologique risquait de se détériorer.
Elle établit des liens entre des indicateurs de l’enrichissement en nutriments et les effets
directs et indirects de l’eutrophisation dans un programme de cause à effet intégré. Les
applications de la procédure commune se sont concentrées, jusqu’à présent, sur l’évaluation
de l’état et du changement d’état d’une zone dans le temps. Il faudra à l’avenir accorder une
plus grande attention aux évaluations des tendances régionales des indicateurs individuels afin
de pouvoir suivre les améliorations de l’état écologique.
Il s’agit des indicateurs d’efflorescences excessives d’algues nuisibles, de la perte et des
modifications de la biodiversité (pour les macrophytes, le zoobenthos et le poisson) et de
l’appauvrissement en oxygène. En raison de différence environnementale, liée par exemple à
la salinité, tous les paramètres ne s’avèrent pas être des indicateurs faibles et pertinents de
l’état d’eutrophisation dans chaque zone. Les indicateurs sont élevés s’ils dépassent l’écart
acceptable, par rapport aux conditions ambiantes propres à une zone. L’application des
indicateurs varie donc dans l’ensemble de la zone OSPAR et elle est également influencée par
la disponibilité des données. Une zone est généralement considérée comme une zone à
problème si un indicateur de l’enrichissement en nutriments et un indicateur d’effet
d’eutrophisation sont élevés.
La surveillance des indicateurs est coordonnée dans l’ensemble de la zone OSPAR grâce à
des normes méthodologiques convenues couvrant l’échantillonnage, l’analyse, la notification
et l’assurance-qualité. Les travaux étayent la décision sur la qualité des eaux marines et
côtières dans le cadre de la Directive cadre sur l’eau de l’UE et de la Directive cadre stratégie
pour le milieu marin de l’UE.
1.4 Acidification et changement climatique
1.4.1 Rôle des océans dans le cycle du carbone
L’océan, est un réservoir majeur de carbone sur Terre, il joue un rôle essentiel dans la
régulation du cycle global du carbone avec une absorption journalière estimée à 22 millions
de tonnes de dioxyde de carbone (CO 2 ) (Feely , et al., 2008). Ainsi, la surface des océans
absorbe chaque année environ un quart du CO 2 émis dans l’atmosphère par les activités
d’origine anthropique (Sabine, et al., 2004).
A l’interface air-mer, la diffusion du CO 2 atmosphérique dans l’océan est facilitée par la
différence de la pression partielle en CO 2 (pCO 2 ) entre l’océan et l’atmosphère. La solubilité
et la distribution du CO 2 dans les océans dépend de nombreux facteurs physico-chimiques
comme la température, la salinité ou le régime de turbulence mais aussi de facteurs
biologiques (activité photosynthétique, processus biogénique de calcification). Une fois le
CO 2 dissous dans les eaux de surface, il est ensuite transporté horizontalement et
verticalement à travers les couches de l’océan par des processus biologiques et chimiques
comme (i) la pompe de carbone organique, (ii) la pompe de solubilité et (iii) la contre-pompe
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