Chapitre 2
Zone d’étude
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Les données de houle ont été déduites à partir de 23.000 observations faites au large de la
baie d’Alger par l’Institut Météorologique Royal Néerlandais (I.M.R.N.) sur une période
allant de 1961 à 1970 et de 1971 à 1980.
45.000 autres observations ont été enregistrées durant la période de 1963 à 1970 pour l’U.S
Naval Weather Command (U.S.N.W.C.)
L’analyse de ces données montre que les houles de direction Ouest et Nord-Est sont les plus
fréquentes avec 25,1% et 18,3% respectivement.
Les périodes ont des valeurs moyennes qui varient de 8 à 9 S, allant jusqu’à 13 S lors des
grandes tempêtes. Les longueurs d’ondes sont respectivement de 70 à 150 m (amplitude
moyenne de 0,5 à 1 m) (Le Claire, 1972).
4.2 Corrélation entre houles et vents
La corrélation entre houles et vents établie par Ferrag et Heddad (1993) a permis de
mettre en valeur les vents générant le maximum de houles ; pour la station d’Alger, la
tranche de vitesse de vent comprise entre 4 et 21 nœuds génère un maximum de houles.
4.3 Les courants
La circulation des eaux marines sur les côtes algériennes résulte du passage des eaux
atlantiques par le détroit de Gibraltar. Ces eaux atlantiques modifiées sont introduites dans
la baie par le courant algérien décrit par Millot (1985) ; c’est un écoulement lent le long des
côtes et orienté Ouest-Est, induisant des contres courants au niveau de chaque baie et golf
rencontré.
Dans la baie existe d’autres courants qui atteignent le port, ce sont :
4.3.1 Le courant de dérive littorale : Les houles à incidences obliques sont les
génératrices de ce courant, mais ils n’affectent le port que si les houles sont de
direction Nord ou Nord-Est.
4.3.2 Le courant de retour : Résulte d’un écoulement des eaux superficielles poussées
par le fond. Ce courant est induit par des houles d’incidences frontales ; leurs vitesses
sont suffisantes pour éroder le fond et transporter les particules mises en suspension
dans l’eau, vers le large. Il est ainsi responsable d’une grande partie de l’érosion
côtière, et de l’amaigrissement des jetées portuaires.
Le port d’Alger est également affecté par le phénomène des seiches qui sont des
oscillations de longues périodes pouvant atteindre 3 mn. Ces seiches sont le résultat du
groupement des houles hors de leur propagation du large jusqu’au musoir du port.
4.4 Circulation des eaux dans le port
La circulation des eaux portuaires a été établie par Rebzani-Zahaf (1990), il apparait
sur le schéma des circulations, des entrées d’eaux dans l’enceinte portuaire qui viennent de
la baie, et se localisent au niveau des passes Nord et Sud du port. Les eaux circulent dans
les bassins du Nord vers le Sud et vice-versa, mais une circulation plus intense se présente
dans les bassins du Vieux port, contrairement aux deux autres bassins (Mustapha et Agha).
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