Synthèse Bibliographique
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5.2- Impacts sur le zoobenthos
Cet écosystème est le plus fragile. Le pétrole peut détruire rapidement les organismes
benthiques par immobilisation, asphyxie, intoxication et narcose. Les espèces sessiles sont
les plus sensibles que les espèces douées d’une relative mobilité.
En raison de piégeage des hydrocarbures dans les sédiments, les mortalités sont plus fortes
pour la macrofaune des substrats meubles que pour celle des milieux rocheux. A plus long
terme, les mortalités sont probables mais difficile à évaluer. Toutefois une pollution des
peuplements macro benthiques, due à l’inégale vulnérabilité spécifique, se traduit par
l’apparition d’espèces opportunistes et indicatrices de pollution. (Bodennec et al, 1983 in
Sellali, 1996).
6. Impacts sur les oiseaux et les mammifères
6.1. Les oiseaux
Les oiseaux comptent parmi les êtres les plus sensibles au contact avec le pétrole. Les plumes
de l'oiseau absorbent facilement cette substance. Lorsque cette situation survient, l'isolation
au froid, l'imperméabilité et la flottabilité de l'oiseau diminuent. Il suffit d'une goutte de
pétrole de très petite taille sur ses plumes pour neutraliser les propriétés isolantes et
imperméables de son plumage. Une telle goutte a le même effet qu'un trou minuscule dans
la combinaison étanche d'un plongeur ; le corps de l'oiseau, qui est à 40 °C, est rapidement
refroidi par l'eau, qui est à peine au-dessus de 0 °C. L'oiseau se fait aussi empoisonner par le
pétrole lorsqu'il se lave, ce qui le porte inévitablement à mourir d'hypothermie,
d'empoisonnement ou de faim.
Les rejets opérationnels chroniques tuent en moyenne près de 300 000 oiseaux tous les ans
(Fattal, 2008).
La vulnérabilité des oiseaux dépend de plusieurs variables comme :
le type d’espèce ;
le type d’hydrocarbures ;
l’étendue de la nappe ;
le lieu de la pollution ;
la période où l’accident s’est produit.
6.2. Les mammifères
L’impact sur les mammifères dépend des types d’espèces, de leur mode de vie, la durée
d’exposition, la surface du corps mazouté, l’ingestion des hydrocarbures et l’inhalation. Ces
deux derniers facteurs sont responsables d’irritations diverses, l’inflammation des
muqueuses, d’ulcérations gastro-intestinales et d’obstruction des poumons.
En conclusion, le tableau de synthèse suivant montre la sensibilité des espèces, peuplements
et populations.
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