Chapitre IV
Transport solide et Erosion
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Les bassins versants de l’Algérie septentrionale constituent un domaine méditerranéen
particulièrement riche en formes d’érosion. La plupart des oueds algériens des bassins
versants inscrits dans un relief jeune et accidenté où la diversité des terrains dépend d’une
structure géologique très complexe. Les transports solides spécifiques (tableau IV.7) reflètent
nettement l’érodabilité de chaque bassin versant. Ils permettent aussi la comparaison des
oueds exoréiques en fonction de leur taux de flux sédimentaires.
De cette comparaison, il apparaît que dans l’ensemble, les bassins Isser et Mazafran sont
parmi les plus dégradés (3990 et 1990 t/km²). Exceptionnellement pour les flux particulaires,
il ressort que le maximum est atteint dans la zone de Djen Djen (côtier constantinois) avec
10375t/km²/an, dans laquelle la réunion d’une relative rareté du couvert végétal et des
précipitations encore assez importantes présentent une situation particulièrement favorable à
une très forte érosion.
Comme conséquence de ces dégradations, la part des sédiments qui se diverse annuellement
dans la mer est ainsi contrôlée par la superficie drainée (tableau IV.7), les quantités de matière
exportées en suspension sont toujours importante à énormes. La charge solide en suspension
la plus élevée a été entrainée par l’oued Isser avec 16.5 Mt/ ans (Figure IV.9).
Parmi les oueds présentés le Mazafran entraîne vers la mer la moindre charge en matière
solide expliquée par la taille de son bassin, en effet cette dernière sous tous les climats fait
diminuer le transport solide spécifique.
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Les débits liquides et solides des cours d\'eau algériens et leur impact sur le milieu marin et littoral (bassin versant de l\'Isser et Mazafran). - 89/114

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