Chapitre IV
Transport solide et Erosion
58
- sur la base de la courbe de tarage à partir des hauteurs d’eau lues sur une échelle
limnimétrique d’une part,
- et par dépouillement des hauteurs d’eau enregistrées par un limnigraphe à flotteur, d’autre
part.
La concentration est obtenue d’après le protocole suivant. A chaque lecture de hauteur d’eau,
on prélève un échantillon d’eau, chargée, sur la rive à la surface de l’oued au moyen d’un
flacon de 50 cL. Les sédiments filtrés sur papier-filtre sont ensuite séchés à l’étuve pendant 30
min à une température de 105◦C. Ramenée à l’unité de volume (1 L), cette charge est
attribuée à la concentration en suspension instantanée véhiculée par le cours d’eau en g/L. La
cadence de prise des mesures varie selon l’ampleur de l’événement. En période de crue, les
prises sont intensifiées jusqu’à des intervalles de temps d’une heure ou même de 30 min en
fonction de la vitesse de l’augmentation des débits liquides. En période d’écoulement normal
ou en période d’étiage, on se contente d’une prise quotidienne effectuée généralement à midi.
La mobilisation des matériaux solides sur les versants et leur transport éventuel par les cours
d’eau, représentent deux phénomènes distincts, mais liés entre eux. Le débit solide en
suspension est alors calculé par la relation: Qs = C*Ql où,
Qs : représente le débit solide (en kg/s)
C : la concentration des sédiments en suspension (en g/L) et
Ql : le débit liquide journalier (en m3/s)
On va essayer dans cette partie d’étude de corréler les débits solides aux débits liquides et de
déterminer une relation qui permettra d'estimer les premiers à partir des seconds.
Précédent

Les débits liquides et solides des cours d\'eau algériens et leur impact sur le milieu marin et littoral (bassin versant de l\'Isser et Mazafran). - 72/114

Suivant