Chapitre I
Conception et notions de base
14
En Algérie de nombreux travaux menés sur l’érosion ont montré que les sols sont
particulièrement sensibles au ruissellement et à l’érosion (Tixeront 1960, Demmak 1982,
Meddi 1992, 1999, Roose et al. 1999, Chebbani et al. 1999, Terfous et al. 2001, Bouanani
2004, Achite et al. 2005, 2007, Meguenni et Remini 2008). Outre la grande sensibilité des
roches à l’érosion, les fortes variations pluviométriques et hydrologiques, la présence d’un
relief accidenté et la pauvreté de la végétation constituent des conditions favorables à
l’entraînement et au transport des matériaux.
Le tableau I.2 récapitule les estimations à travers quelques bassins versants. L'analyse de ces
valeurs reflète un état de dégradation faible, mais il reste que ces estimations sont moyennes
alors que les valeurs annuelles peuvent largement dépasser ces fourchettes. À titre d'exemple
le bassin versant de Sebdou, donne une valeur annuelle maximum en (1990-91) qui atteint
4283 t/km²/an d’après Megnounif et al, (2003), elle est de 5 876 t/km²/an en (1995-96) d'après
Ghenim, (2008). D'après une étude de Bourouba (2002) à travers 24 stations de mesures, les
valeurs annuelles maximales peuvent varier entre 164 t/km²/an en (1977-78) à l'Oued
Soubelle dans le bassin versant de Chott Hodna à 10375 t/km²/an à l'Oued Djendjen dans le
bassin versant des côtiers Constantinois. Il est à signaler D'après le tableau. I.2, l'hétérogénéité
des valeurs publiées par certains auteurs pour un même bassin versant. Ceci s'il n'est pas dû à
la différence de l'étendue de la série de données exploitées, il est le résultat de la différence
des méthodes de calcul utilisées pour l'estimation des apports solides ou bien de la fiabilité
des données exploitées.
Conception et notions de base
14
En Algérie de nombreux travaux menés sur l’érosion ont montré que les sols sont
particulièrement sensibles au ruissellement et à l’érosion (Tixeront 1960, Demmak 1982,
Meddi 1992, 1999, Roose et al. 1999, Chebbani et al. 1999, Terfous et al. 2001, Bouanani
2004, Achite et al. 2005, 2007, Meguenni et Remini 2008). Outre la grande sensibilité des
roches à l’érosion, les fortes variations pluviométriques et hydrologiques, la présence d’un
relief accidenté et la pauvreté de la végétation constituent des conditions favorables à
l’entraînement et au transport des matériaux.
Le tableau I.2 récapitule les estimations à travers quelques bassins versants. L'analyse de ces
valeurs reflète un état de dégradation faible, mais il reste que ces estimations sont moyennes
alors que les valeurs annuelles peuvent largement dépasser ces fourchettes. À titre d'exemple
le bassin versant de Sebdou, donne une valeur annuelle maximum en (1990-91) qui atteint
4283 t/km²/an d’après Megnounif et al, (2003), elle est de 5 876 t/km²/an en (1995-96) d'après
Ghenim, (2008). D'après une étude de Bourouba (2002) à travers 24 stations de mesures, les
valeurs annuelles maximales peuvent varier entre 164 t/km²/an en (1977-78) à l'Oued
Soubelle dans le bassin versant de Chott Hodna à 10375 t/km²/an à l'Oued Djendjen dans le
bassin versant des côtiers Constantinois. Il est à signaler D'après le tableau. I.2, l'hétérogénéité
des valeurs publiées par certains auteurs pour un même bassin versant. Ceci s'il n'est pas dû à
la différence de l'étendue de la série de données exploitées, il est le résultat de la différence
des méthodes de calcul utilisées pour l'estimation des apports solides ou bien de la fiabilité
des données exploitées.
