Chapitre I
Conception et notions de base
12
L'érosion des sols est donc grave. Il est difficile d'évaluer l'ampleur de ce phénomène mais
elle a été étudiée et des estimations ont été établies :
Comme l’illustre la figure. I.1. cette dégradation est un phénomène mondial qui n’épargne
aucun continent. La surface totale érosive dans le monde est estimée à 25 millions de km², ce
qui présente 16,8% de la surface totale des continents (Xiaoqing, 2003). Environ 28% de
cette dégradation est attribuée à l’érosion éolienne et 56% à l’érosion hydrique (Gratiot ;
2010). En effet cette dernière constitue la principale menace pour les sols.
Les pays de la méditerranée ne sont pas à l’écart de ce phénomène. Généré par la présence de
facteurs favorables tels que la nature torrentielle des pluies, la forte vulnérabilité des terrains
(roches tendres, sols fragiles, pentes raides et couverts végétales souvent dégradés), le
surpâturage et l’impact défavorable des activités humaines (Roose, 1991 ; Antipolis, 2003).
Ce phénomène touche la majeur part des pays tels que :
Dans les pays méditerranéens de l'Union européenne, une superficie de 202000 km
2
présente un risque élevé d'érosion (Giordano et al., 1992). D'autres données rassemblées
par les Nations Unies font penser que pas moins de200000 km
2 pourraient être exposés à
la désertification en région méditerranéenne.
En France, Gobillot et Hénin (1950) lancèrent une enquête qui permit d'estimer que
quatre millions d'hectares de terres cultivées étaient dégradées par l'érosion hydrique ou
éolienne.
57% (104.000 km
2
) des bassins méditerranéens d 'Espagne accusent des taux
d'érosion supérieurs à12 t/ha/an, dont 25.700 km 2 enregistrent des taux très intenses de plus
de 50 t/ha/an.
En Turquie, 22,3% des terres sont gravement érodées (Topraksu Koyisler, 1981).
En Syrie les pertes en terre varient de 0.5 à 2 tonnes/km² /an dans de nombreuses
régions du pays et dépasse même les 2 tonnes/ha/an dans les chaines montagneuses côtières.
Au Liban, les prévisions sont de 0.5 à 0.7 tonnes/km²/an dans les montagnes (Boukheir et al,
2001; Antipolis, 2003).
En Egypte, l'érosion pluviale est nulle ou négligeable, mais dans certaines zo nes
désertiques (erg), sur une bande étroite bordant le delta du Nil et sur la côte égyptienne
occidentale, elle peut mobiliser plus de200 t/ha/an.
Conception et notions de base
12
L'érosion des sols est donc grave. Il est difficile d'évaluer l'ampleur de ce phénomène mais
elle a été étudiée et des estimations ont été établies :
Comme l’illustre la figure. I.1. cette dégradation est un phénomène mondial qui n’épargne
aucun continent. La surface totale érosive dans le monde est estimée à 25 millions de km², ce
qui présente 16,8% de la surface totale des continents (Xiaoqing, 2003). Environ 28% de
cette dégradation est attribuée à l’érosion éolienne et 56% à l’érosion hydrique (Gratiot ;
2010). En effet cette dernière constitue la principale menace pour les sols.
Les pays de la méditerranée ne sont pas à l’écart de ce phénomène. Généré par la présence de
facteurs favorables tels que la nature torrentielle des pluies, la forte vulnérabilité des terrains
(roches tendres, sols fragiles, pentes raides et couverts végétales souvent dégradés), le
surpâturage et l’impact défavorable des activités humaines (Roose, 1991 ; Antipolis, 2003).
Ce phénomène touche la majeur part des pays tels que :
Dans les pays méditerranéens de l'Union européenne, une superficie de 202000 km
2
présente un risque élevé d'érosion (Giordano et al., 1992). D'autres données rassemblées
par les Nations Unies font penser que pas moins de200000 km
2 pourraient être exposés à
la désertification en région méditerranéenne.
En France, Gobillot et Hénin (1950) lancèrent une enquête qui permit d'estimer que
quatre millions d'hectares de terres cultivées étaient dégradées par l'érosion hydrique ou
éolienne.
57% (104.000 km
2
) des bassins méditerranéens d 'Espagne accusent des taux
d'érosion supérieurs à12 t/ha/an, dont 25.700 km 2 enregistrent des taux très intenses de plus
de 50 t/ha/an.
En Turquie, 22,3% des terres sont gravement érodées (Topraksu Koyisler, 1981).
En Syrie les pertes en terre varient de 0.5 à 2 tonnes/km² /an dans de nombreuses
régions du pays et dépasse même les 2 tonnes/ha/an dans les chaines montagneuses côtières.
Au Liban, les prévisions sont de 0.5 à 0.7 tonnes/km²/an dans les montagnes (Boukheir et al,
2001; Antipolis, 2003).
En Egypte, l'érosion pluviale est nulle ou négligeable, mais dans certaines zo nes
désertiques (erg), sur une bande étroite bordant le delta du Nil et sur la côte égyptienne
occidentale, elle peut mobiliser plus de200 t/ha/an.
