Chapitre I
Conception et notions de base
8
L’état hydrique initial influence aussi la succion exercée à la surface du sol par les couches
sous- jacentes et donc l’infiltration au travers de cette surface.
Lorsque le sol en surface est argileux sensible à la dispersion par l’effet de l’impact des
gouttes de pluie à la désagrégation mécanique par l’alternance des cycles de dessiccation et
d’humectation, il y a mobilisation des particules argileuses sous l’action de l’impact des
pluies (Chibbani, et al, 1997). En effet, l’humectation des sols argileux entraîne un
gonflement qui est une forme analogue de désagrégation. Cette argile mobilisée migre dans
l’eau de l’infiltration, couvre la périphérie des agrégats et colmate les interstices intra-agrégats
ou bien se dépose à la surface du sol pour former une croûte. La formation des croûtes ou
organisation pelliculaire de surface, entraîne une réduction de l’infiltrabilité, accroît les
risques de ruissellement et d’érosion.
I.1.3. Formes de manifestation de l’érosion hydrique
I.1.3.1. Erosion en nappe :
Elle se produit lorsque l’écoulement et l’érosion se font sur toute la surface du sol, ce
qui provoque une usure homogène non perceptible dans la majorité des cas. Quantitativement,
l’érosion en nappe est très modeste. En Algérie, les chercheurs de l’INRF et de l’ORSTOM
ont évalué les pertes en terres par ce type d’érosion de 0,10 à 20 t/ha/an (Chebbani et al,
1999).
Ce type d’érosion entraîne des conséquences morphologiques et pédologiques fâcheuses suite
à un décapage de l’horizon superficiel diminuant insidieusement sa réserve en éléments
fertilisants et un entraînement préférentiel des particules les plus fines, de la matière
organique et du carbonate de calcium.
I.1.3.2. Erosion linéaire :
Elle se manifeste lorsque la concentration des eaux conduit à la formation de chenaux
de dimension croissante : griffes (quelques centimètres de profondeur), rigoles (incision dans
la couche labourée), ravines (incision dépassant la couche labourée).
Conception et notions de base
8
L’état hydrique initial influence aussi la succion exercée à la surface du sol par les couches
sous- jacentes et donc l’infiltration au travers de cette surface.
Lorsque le sol en surface est argileux sensible à la dispersion par l’effet de l’impact des
gouttes de pluie à la désagrégation mécanique par l’alternance des cycles de dessiccation et
d’humectation, il y a mobilisation des particules argileuses sous l’action de l’impact des
pluies (Chibbani, et al, 1997). En effet, l’humectation des sols argileux entraîne un
gonflement qui est une forme analogue de désagrégation. Cette argile mobilisée migre dans
l’eau de l’infiltration, couvre la périphérie des agrégats et colmate les interstices intra-agrégats
ou bien se dépose à la surface du sol pour former une croûte. La formation des croûtes ou
organisation pelliculaire de surface, entraîne une réduction de l’infiltrabilité, accroît les
risques de ruissellement et d’érosion.
I.1.3. Formes de manifestation de l’érosion hydrique
I.1.3.1. Erosion en nappe :
Elle se produit lorsque l’écoulement et l’érosion se font sur toute la surface du sol, ce
qui provoque une usure homogène non perceptible dans la majorité des cas. Quantitativement,
l’érosion en nappe est très modeste. En Algérie, les chercheurs de l’INRF et de l’ORSTOM
ont évalué les pertes en terres par ce type d’érosion de 0,10 à 20 t/ha/an (Chebbani et al,
1999).
Ce type d’érosion entraîne des conséquences morphologiques et pédologiques fâcheuses suite
à un décapage de l’horizon superficiel diminuant insidieusement sa réserve en éléments
fertilisants et un entraînement préférentiel des particules les plus fines, de la matière
organique et du carbonate de calcium.
I.1.3.2. Erosion linéaire :
Elle se manifeste lorsque la concentration des eaux conduit à la formation de chenaux
de dimension croissante : griffes (quelques centimètres de profondeur), rigoles (incision dans
la couche labourée), ravines (incision dépassant la couche labourée).
