Introduction
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Introduction
La qualité de l’eau, à travers l’histoire, a été un facteur important pour assurer le bien
être humain, qu’elle soit destinée à la consommation humaine, à l’irrigation ou tout
simplement rejetée dans la nature, vers les rivières, le milieu marin ou le sol, est devenue un
problème et un souci majeur pour les pouvoirs publique.
La qualité de cet élément vital est en détérioration à cause des déchets des industries
chimique déversés dans la nature. Parmi les matières qui présentent un risque potentiel pour
la nature, figure les métaux lourds, qui sont des micropolluants de nature à entrainer des
nuisances même lorsqu’ils sont rejetés en quantités très faible, car leur toxicité se développe
par bioaccumulation. Cependant, l’industrie reste responsable de la quasi-totalité des rejets
de métaux, sous leurs différentes formes dans l’eau. Les métaux qui se trouvent dans les
eaux usée sont en générale le Cd, Ni, Cu, As, Zn, Pb, Al, Co, Mn, Cr, etc.
La protection de l’environnement est devenue ainsi un enjeu économique et politique
majeur et tous les pays du monde sont concernés par la sauvegarde des ressources en eau
douce et la protection de l’environnement marin. Ceci a donc stimulé et encourager
l’amélioration des techniques de dépollution existantes et le développement de nouveaux
procédés, comme l’enlèvement des cations métallique par électrodéposition,
électrocoagulation, osmose inverse, précipitation à la chaux, échange d’ions, la cimentation,
l’adsorption sur charbon actif.
Cependant, un privilège particulier est accordé ces dernières années à l’utilisation des
produits d’origine naturelle comme l’argile, qui a fait l’objet de diverses études pour des
applications variées comme l’adsorption.
Les argiles sont des nanoparticules particulièrement remarquables de par leur ubiquité
et leur réactivité. Leur taille nanométrique et leur structure en feuillets offre une grande
surface spécifique vis-à-vis de l’adsorption et leur confère un rôle crucial dans la rétention
d’un grand nombre de polluants d’origine naturelle ou anthropique.
L’intérêt accordé à ces matériaux se justifie par l’importance de leur surface
développée, par la présence de charges sur leur surface, leur possibilité d’échanger les
cations et une large disponibilité dans la nature (plus de 99% de la composition du sol).
A partir de cela est venue l’idée principale de cette étude qui consiste à étudier les
propriétés adsorbantes d’une argile brute algérienne, ainsi que les paramètres influençant la
rétention des deux cations métalliques Cd (II) et Ni (II) pour un système d’adsorption simple
et binaire en batch.
La technique adoptée, faisant l’objet de cette étude, a montré de grandes capacités de
dépollution des eaux métallifères. Elle s’est avérée très simple et efficace pour l’élimination
de ces métaux véhiculés par certains effluents industriels.
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