9
reconnaissance de la bathymétrie à partir des données satellitaires se base essentiellement sur le
principe de mesure de la réflectance qui relie étroitement l'intensité du signal radiométrique mesuré
par le capteur du satellite à la profondeur.
Des études nombreuses ont été menées à ce jour, tant sur les données LANDS AT que SPOT, pour
définir les conditions dans lesquelles la bathymétrie de l'environnement côtier peut être perçue au
travers de l'image satellitaire. Ces recherches soulèvent le problème essentiel de l'atténuation de
la lumière dans l'eau, et, pour la plupart, tentent de définir la formule mathématique prenant en
compte la presque totalité des paramètres qui conditionnent la perception du fond : absorption
des différentes longueurs d'onde par l’eau, nature des fonds, turbidité des eaux, etc. (Sugimura,
et Tanaka ,1998)
Des expériences antérieures ont montré que l'estimation de la bathymétrie est réservée aux eaux
claires et peu profondes : dans une situation presque idéale, on peut proposer un maximum de 40m
de pénétration pour la bande XS1 (500-590 nm), de 8m pour la bande XS2 (610-680 nm) et de
0.5m au maximum pour la bande XS3 (790-890 nm). (Minghelli-Roman et aL., 2007)
Ces chiffres sont variables en fonction de la clarté des eaux, les matières en suspension
entraînant une diffusion de plus en plus importante en relation avec leur concentration et
occultant le signal lumineux rétrodiffusé par le fond. (Lemoalle. L, 1978).
(Loubersac et al., 1991) ont, quant à eux, utilisé une image HRV pour dresser une carte
bathymétrique (Loubersac et al., 1989).
Ibrahim et Cracknell (1990) ont vérifié et validé l'hypothèse du modèle de réflectance
de l'eau profonde proposée par Spitzer et Dirks (1986) et par Legouic (1987).
Avec les cartes marines, la donnée spatiale devient la base de la carte. Dans les eaux tropicales
coralliennes, la grande transparence de la mer permet de déterminer la bathymétrie jusqu'à des
profondeurs de vingt mètres et même davantage. (Loubersac et aL., 1989)
La classification d'une première image suggérait la possibilité de relier la luminance à la bathymétrie
(Seguis, 1991). L'analyse bathymétrique, à l'aide d'images satellites, a été élaborée dans les années
soixante-dix à l'aide d'images MSS de Landsat, puis étendue à l'imagerie HRV de SPOT.
(Krishnamoorthy et al., 1988)
Le modèle est utilisé de manière opérationnelle en milieu marin à partir des comptes
numériques MSS de Landsat et HRV de SPOT. (Houma, 2009, Morel et Gentili, 2004).
reconnaissance de la bathymétrie à partir des données satellitaires se base essentiellement sur le
principe de mesure de la réflectance qui relie étroitement l'intensité du signal radiométrique mesuré
par le capteur du satellite à la profondeur.
Des études nombreuses ont été menées à ce jour, tant sur les données LANDS AT que SPOT, pour
définir les conditions dans lesquelles la bathymétrie de l'environnement côtier peut être perçue au
travers de l'image satellitaire. Ces recherches soulèvent le problème essentiel de l'atténuation de
la lumière dans l'eau, et, pour la plupart, tentent de définir la formule mathématique prenant en
compte la presque totalité des paramètres qui conditionnent la perception du fond : absorption
des différentes longueurs d'onde par l’eau, nature des fonds, turbidité des eaux, etc. (Sugimura,
et Tanaka ,1998)
Des expériences antérieures ont montré que l'estimation de la bathymétrie est réservée aux eaux
claires et peu profondes : dans une situation presque idéale, on peut proposer un maximum de 40m
de pénétration pour la bande XS1 (500-590 nm), de 8m pour la bande XS2 (610-680 nm) et de
0.5m au maximum pour la bande XS3 (790-890 nm). (Minghelli-Roman et aL., 2007)
Ces chiffres sont variables en fonction de la clarté des eaux, les matières en suspension
entraînant une diffusion de plus en plus importante en relation avec leur concentration et
occultant le signal lumineux rétrodiffusé par le fond. (Lemoalle. L, 1978).
(Loubersac et al., 1991) ont, quant à eux, utilisé une image HRV pour dresser une carte
bathymétrique (Loubersac et al., 1989).
Ibrahim et Cracknell (1990) ont vérifié et validé l'hypothèse du modèle de réflectance
de l'eau profonde proposée par Spitzer et Dirks (1986) et par Legouic (1987).
Avec les cartes marines, la donnée spatiale devient la base de la carte. Dans les eaux tropicales
coralliennes, la grande transparence de la mer permet de déterminer la bathymétrie jusqu'à des
profondeurs de vingt mètres et même davantage. (Loubersac et aL., 1989)
La classification d'une première image suggérait la possibilité de relier la luminance à la bathymétrie
(Seguis, 1991). L'analyse bathymétrique, à l'aide d'images satellites, a été élaborée dans les années
soixante-dix à l'aide d'images MSS de Landsat, puis étendue à l'imagerie HRV de SPOT.
(Krishnamoorthy et al., 1988)
Le modèle est utilisé de manière opérationnelle en milieu marin à partir des comptes
numériques MSS de Landsat et HRV de SPOT. (Houma, 2009, Morel et Gentili, 2004).
