PARTIE III
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
Page 116
1 Etape 01 : Traçage fluorescent
Malgré le développement de toutes les techniques de mesure du transport sédimentaire suscitées
durant ces dernières années, la technique du traceur reste la plus fiable pour évaluer le transport
littoral, elle s’applique pour évaluer le transport sur le fond et en suspension ainsi que le transport
dans la zone du swash (Silva, 2001).
Le traceur, qu'il soit naturel (sables peints pour les traceurs fluorescents) ou artificiel (Billes de
verre irradiées pour les traceurs radioactifs), préparé et déposé sur la plage ou en mer est suivi
pendant une durée qui peut varier de quelques heures à plusieurs mois. Réputées plus adaptées à la
quantification des charriages que des suspensions, ces techniques, basées sur le déplacement du
centre de gravité du nuage de traceur, sont limitées à l'étude des transports par advection. Les
phénomènes de diffusion et de dispersion qui n'induisent pas un déplacement du centre de gravité
du nuage ne sont pas correctement mesurés par ces approches. Le transport obtenu est intégré dans
le temps et l'espace (Ingle, 1966; White, et al., 1989; Caillot, et al., 1978; Courtois, et al., 1969).
Le processus à l’origine des accumulations de sable au niveau du port de Cap Djinet est le
courant de dérive littorale généré par les houles. Ce dernier n’a jamais fait l’objet d’investigation
sur le terrain afin de connaitre les sens des déplacements sédimentaires dans les alentours du port
ainsi que les ordres de grandeur de ces transferts longitudinaux, d’où l’objectif de cette partie est
d’essayer d’apporter des éléments de réponse à cette problématique d’ensablement par l’emploi de
deux traceurs fluorescents. Ces derniers ont été injectés en mer dans deux points différents situés
l’un au nord et l’autre au sud du port afin de pouvoir déterminer la direction de provenance des
sables accumulés au niveau de la passe d’entrée.
1.1 Difficultés et Inconvénients
La technique du traceur a ses inconvénients, que selon (White, 1998), sont essentiellement liés
au cout élevé de l’expérimentation du traceur ainsi que sa précision modérée (30 – 60%).
Evidemment d’autres problèmes peuvent aussi être confrontés dans l’optimisation des quantités à
appliquer sur le sédiment, les techniques de détection, et le développement d’un modèle conceptuel
pour interpréter les données résultantes. Plusieurs efforts ont été effectués dans ce sens, à titre
d’exemple, plusieurs systèmes automatiques de détection et de comptage des grains fluorescents ont
été développés (Pinto, et al., 1994; Vila-Concejo, et al., 2004) ainsi, les travaux de (Madsen, 1987)
et (Galvin, 1987) fournissent des hypothèses de base qui sous-entendent l'utilisation des méthodes
de traçage, devant soutenir l'interprétation des expériences de traçage.
Plus la durée entre deux détections sera longue et plus les agents à l'origine des mouvements
pourront avoir varié, rendant difficile la discrimination de l'influence respective de chacun.
Outre les difficultés liées à la lourdeur de ces expérimentations (fabrication, détection de nuit des
traceurs fluorescents, obtention des autorisations et contraintes de maniement des traceurs, ...), ces
techniques sont confrontées à de grosses incertitudes durant le traitement des données, qui
mériteraient d'être affinées notamment durant :
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
Page 116
1 Etape 01 : Traçage fluorescent
Malgré le développement de toutes les techniques de mesure du transport sédimentaire suscitées
durant ces dernières années, la technique du traceur reste la plus fiable pour évaluer le transport
littoral, elle s’applique pour évaluer le transport sur le fond et en suspension ainsi que le transport
dans la zone du swash (Silva, 2001).
Le traceur, qu'il soit naturel (sables peints pour les traceurs fluorescents) ou artificiel (Billes de
verre irradiées pour les traceurs radioactifs), préparé et déposé sur la plage ou en mer est suivi
pendant une durée qui peut varier de quelques heures à plusieurs mois. Réputées plus adaptées à la
quantification des charriages que des suspensions, ces techniques, basées sur le déplacement du
centre de gravité du nuage de traceur, sont limitées à l'étude des transports par advection. Les
phénomènes de diffusion et de dispersion qui n'induisent pas un déplacement du centre de gravité
du nuage ne sont pas correctement mesurés par ces approches. Le transport obtenu est intégré dans
le temps et l'espace (Ingle, 1966; White, et al., 1989; Caillot, et al., 1978; Courtois, et al., 1969).
Le processus à l’origine des accumulations de sable au niveau du port de Cap Djinet est le
courant de dérive littorale généré par les houles. Ce dernier n’a jamais fait l’objet d’investigation
sur le terrain afin de connaitre les sens des déplacements sédimentaires dans les alentours du port
ainsi que les ordres de grandeur de ces transferts longitudinaux, d’où l’objectif de cette partie est
d’essayer d’apporter des éléments de réponse à cette problématique d’ensablement par l’emploi de
deux traceurs fluorescents. Ces derniers ont été injectés en mer dans deux points différents situés
l’un au nord et l’autre au sud du port afin de pouvoir déterminer la direction de provenance des
sables accumulés au niveau de la passe d’entrée.
1.1 Difficultés et Inconvénients
La technique du traceur a ses inconvénients, que selon (White, 1998), sont essentiellement liés
au cout élevé de l’expérimentation du traceur ainsi que sa précision modérée (30 – 60%).
Evidemment d’autres problèmes peuvent aussi être confrontés dans l’optimisation des quantités à
appliquer sur le sédiment, les techniques de détection, et le développement d’un modèle conceptuel
pour interpréter les données résultantes. Plusieurs efforts ont été effectués dans ce sens, à titre
d’exemple, plusieurs systèmes automatiques de détection et de comptage des grains fluorescents ont
été développés (Pinto, et al., 1994; Vila-Concejo, et al., 2004) ainsi, les travaux de (Madsen, 1987)
et (Galvin, 1987) fournissent des hypothèses de base qui sous-entendent l'utilisation des méthodes
de traçage, devant soutenir l'interprétation des expériences de traçage.
Plus la durée entre deux détections sera longue et plus les agents à l'origine des mouvements
pourront avoir varié, rendant difficile la discrimination de l'influence respective de chacun.
Outre les difficultés liées à la lourdeur de ces expérimentations (fabrication, détection de nuit des
traceurs fluorescents, obtention des autorisations et contraintes de maniement des traceurs, ...), ces
techniques sont confrontées à de grosses incertitudes durant le traitement des données, qui
mériteraient d'être affinées notamment durant :
