PARTIE II
Chapitre 04 : Validation du modèle hydro-sédimentaire
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Conclusion de la deuxième partie
La modélisation des champs de courants (dus aux houles et aux vents) et des transports
sédimentaires par les codes de calcul du Mike 21 nous ont permis d’élucider la dynamique
sédimentaire dans les alentours du Cap Djinet sous l’effet des houles et des courants.
L’étude de propagation des houles du large vers la côte nous a permis de mettre en évidence une
déviation des angles d’incidence vers le Nord-Ouest pour n’importe quelle direction de provenance.
Cette déviation qui peut atteindre les 80° dans le côté sud du Cap est responsable sur la génération
de courants littoraux qui charrient des taux importants de sables dans les deux sens, du Nord vers le
Sud quand les houles proviennent du Nord-Est et du Sud vers le Nord quand les houles sont de
secteur Ouest.
Les vitesses de courants mesurées sur le terrain ne dépassent pas les 0.24 m/s dans les deux
plages Nord et Sud, la prise en considération des contraintes de radiation et des vents dans le
modèle numérique nous a permis de prédire des courants ayant les mêmes intensités mesurées, avec
une légère sous-estimation mais qui ne peut être réajustée qu’avec des mesures instantanées de
climat de houle à la côte et du niveau de la mer.
L’analyse des directions de courants enregistrées nous laissent déduire que la zone d’étude est
sujette à un régime courantologique complexe, qui pend souvent une forme circulaire dans la plage
Nord comme dans la plage Sud. Ces courants méandriformes sont générés par les ouvrages de
défense implantés au Nord et au Sud du port, transformant ainsi ces derniers en de véritables zones
de piégeage de sédiment de sable.
Les mesures de courants effectuées sur le terrain nous ont permis de stabiliser le modèle
hydrodynamique du point de vue vitesses, et de corriger les directions des courants localement
notamment au niveau des points d’injection. Ce réajustement nous a permis de reproduire la carte
représentant les transferts sédimentaires dans les alentours du Port de Cap Djinet avec un taux de
charriage annuel sous-estimé à 25 % des mesures effectués par le traceur fluorescent.
Nous avons observé que certaines des mesures ne pouvaient être directement comparées aux
simulations, puisqu'elles coïncidaient avec des périodes de vents faibles et des houles presque
inexistantes. Mais malgré l’état très calme de la mer, des courants ont été enregistrés par le
courantomètre à lecture directe, alors que la prise en considération de ces houles faibles dans le
modèle numérique ne prédisait pas des courants aussi considérables. Ce qui nous a menés à
amplifier les houles dans les limites ouvertes du modèle pour engendrer des courants de 0.24 m/s au
niveau des points de mesure. Ceci doit être étudié d’une manière plus approfondie afin d’être sur de
la théorie de transformation de la houle pouvant engendrer une dérive littorale sous l’effet des
houles et des courants utilisé dans la présente étude.
Il serait souhaitable pour conclure de disposer d'enregistrements de longue durée à chaque
station, afin de déterminer la marge d'erreur imputable aux mesures.
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Etude hydro-sédimentaire a l\'avant côte de cap djinet wilaya de Boumerdes - 132/217

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